Après Palmyre : le Louvre chargé par Hollande d'une mission sur la protection du patrimoine lors des conflits armés

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 25/08/2015 à 15H17
Le musée du Louvre à Paris.

Le musée du Louvre à Paris.

© Philippe Lissac / Photononstop

Le président du Louvre va réfléchir aux moyens de protéger les biens culturels lors de conflits armés, a annoncé mardi 25 août François Hollande après l'annonce de nouvelles destructions dans la cité antique de Palmyre, en Syrie, parle groupe Etat islamique (EI).

"Daech (acronyme en arabe de l'EI) détruit les biens communs de l'humanité", a relevé le chef de l'Etat devant les ambassadeurs français réunis à Paris, en condamnant la destruction dimanche à Palmyre du temple de Baalshamin et la décapitation de l'ancien chef des Antiquités de la ville.

"Nous devons agir"

Les jihadistes veulent "terroriser par les images", "montrer qu'il n'y a aucune limite à la barbarie", a-t-il estimé. "Nous devons agir : j'ai décidé de confier au Président du Louvre, Jean-Luc  Martinez, une mission sur la protection des biens culturels dans les conflits armés".

Mais il faut, selon le président, aussi "lutter contre les trafics  (d'oeuvres d'art) qui nourrissent le financement du terrorisme". "Derrière les  destructions de biens culturels, il y a aussi un commerce", a-t-il souligné.

Le musée du Louvre, l'un des plus visités au monde, comprend un important  département consacré aux civilisations antiques orientales.

Le 25 août l'EI publie les photos des destructions 

Les jihadistes de l'EI, qui contrôlent Palmyre depuis mai, ont placé dimanche des explosifs dans le temple de Baalshamin érigé à partir de l'an 17 et classé au patrimoine mondial de l'humanité. Aujourd'hui, le 25 août, ils ont publié des photos montrant la destruction du temple : une série d'images montrent des militants plaçant de petits récipients cylindriques contenant probablement des explosifs à l'intérieur du temple ainsi que sur des colonnes. Les photos montrent également une énorme explosion, puis un amas de décombres sur ce qui semble être l'emplacement du temple.

La semaine dernière, ils avaient  décapité l'ancien chef des Antiquités de Palmyre, Khaled al-Assaad, 82 ans. L'EI considère les oeuvres religieuses pré-islamiques, notamment les  statues, comme de l'idolâtrie. Il a pour cette raison déjà détruit plusieurs joyaux archéologiques en Irak. En Syrie, plus de 300 sites historiques ont été endommagés, détruits ou pillés au cours du conflit débuté il y a plus de quatre ans, selon l'ONU.