3,36 millions d'euros pour une peinture sur soie chinoise du XVIIe siècle

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 28/04/2013 à 13H09
Peinture sur soie chinoise du XVIIe vendue aux enchères le 27/04/2013 à Bordeaux

Peinture sur soie chinoise du XVIIe vendue aux enchères le 27/04/2013 à Bordeaux

© DR

Une peinture sur soie chinoise du XVIIème siècle a été achetée au téléphone par un collectionneur chinois, pour 3,36 millions d'euros, samedi à Bordeaux lors d'une vente aux enchères menée par le commissaire-priseur Alain Briscadieu.

Deux autres objets, un plat en porcelaine Doucai de la dynastie Qing, époque Qianlong (1736-1795) et une statuette en bronze doré du XVème ou XVIème siècle, ont atteint respectivement 516.000 euros pour une mise à prix (hors taxes) de 50.000 euros et 804.000 euros pour une mise à prix hors taxes de 40.000 euros.
Une peinture sur soie chinoise du XVIIème siècle a été achetée au téléphone par un collectionneur chinois, pour 3,36 millions d'euros, samedi à Bordeaux

Une peinture sur soie chinoise du XVIIème siècle a été achetée au téléphone par un collectionneur chinois, pour 3,36 millions d'euros, samedi à Bordeaux

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La minutieuse peinture sur soie montre un voyage de l'empereur Kangxi 
La peinture sur soie, mise à prix 100.000 euros, est un fragment d'un rouleau de plusieurs mètres de long, décrivant un voyage d'inspection dans le sud du pays de l'empereur Kangxi, peint à la fin du XVIIème siècle. L'oeuvre, de 2,50 m de long sur 68 cm de large, est extraite du 6e des 12 rouleaux peints par l'artiste Wang Hui (1632-1717) dans les années 1690 pour décrire le voyage de cet empereur dont le règne (1662 à 1722) est le plus long de l'histoire chinoise. La fragmentation de tels rouleaux, qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de long, a souvent eu lieu dans les années 1930 ou 40. Philippe Delalande, l'expert qui a assisté cette vente, connaît deux autres morceaux du rouleau n6. 
 
Reportage de Patricia Mondon, Dominique Mazères, Catherine Collin.
Samedi, de nombreux asiatiques assistaient à ces enchères, dont les objets chinois ne constituaient qu'une partie. La peinture s'est emportée au terme d'une bataille au téléphone entre deux collectionneurs chinois. Selon lui, le plat a été acquis par un asiatique et le bronze par un collectionneur. "C'est une belle oeuvre qui le mérite amplement", a souligné le commissaire-priseur, tout en reconnaissant qu'il n'aurait pas  imaginé que cette pièce dépasse "500, 700.000 euros". Il s'est dit "très content", et notamment de voir une telle vente "en province, et à Bordeaux". "On s'attendait à un gros prix, mais peut-être pas à ce niveau là" a remarqué M. Delalande.