Un inédit de Beethoven vendu plus de 250.000 euros

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 18/10/2012 à 11H17
Un manuscrit de Beethoven, vendu chez Sotheby's Paris

Un manuscrit de Beethoven, vendu chez Sotheby's Paris

© Sothebys

Un manuscrit inédit de Beethoven ayant appartenu à Chopin a été adjugé mercredi 252.750 euros chez Sotheby’s à Paris. La maison de ventes dispersait une collection musicale exceptionnelle rassemblée par l’industriel André Meyer pendant plus de cinquante ans

Le feuillet d'exercices et d'ébauches de Beethoven, estimé de 100.000 à 150.000 euros, avait été acquis par le collectionneur Aloys Fuchs lors d'une vente publique après la mort de Beethoven  en 1827. Il l'avait offert (dédicacé) à son ami Chopin, grand admirateur de Beethoven, lors du voyage du compositeur polonais à Vienne, quatre mois seulement après la mort du maître.

Un manuscrit autographe signé du Quatuor à Cordes n°2, Op.10 d'Arnold Schoenberg a été acquis pour 240.750 euros, ce qui constitue un record mondial pour un manuscrit de ce compositeur, selon Sotheby's.

Record pour une première édition des Partitas de Bach
Autre record mondial, celui pour une partition imprimée, a été atteint par une première édition complète des Six Partitas pour clavier de Johann Sebastian Bach, datée de 1731. Estimée entre 100.000 et 150.000 euros, elle est  partie à 228.750 euros.

Au total, le produit de la vente a atteint 3,3 millions d'euros pour cette collection considérée comme "la plus importante collection d'imprimés musicaux  en Europe" et estimée entre 1,8 et 2,5 millions d'euros, selon Sotheby's.

Des documents quasiment inconnus, selon Sotheby's
André Meyer, un fils d'industriels du textile originaires de Lorraine installés à Paris, n'était pas seulement collectionneur mais aussi mécène, expert, critique, et ouvrait volontiers sa bibliothèque, dont il était très fier. Le compositeur Stravinsky y avait retrouvé, en 1965, son manuscrit du  "Sacre du Printemps". Rostropovitch y a travaillé sur les carnets de Debussy.

A sa mort en 1974, sa collection a été divisée entre ses deux fils. La BNF en conserve une large partie. Une autre a été vendue. La collection dispersée mercredi était conservée par le second de ses héritiers et était restée quasiment inconnue, selon Sotheby’s.