"Tous à l'Opéra !", voyage dans les coulisses de l'art lyrique

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 10/05/2015 à 12H07
A Théâtre Impérial de Compiègne, les visiteurs ont pu découvrir les ateliers où l'on prépare les décors de spectacles 

A Théâtre Impérial de Compiègne, les visiteurs ont pu découvrir les ateliers où l'on prépare les décors de spectacles 

© France 3 Culturebox

Pour la 9e année, l'opération "Tous à l'Opéra !" permet au grand public de pousser, parfois pour la première fois, la porte d’un opéra et de découvrir gratuitement jusqu’au 10 mai au soir l’envers des (somptueux) décors. Ils sont une centaine en Europe à participer à cet événement qui remporte chaque année un énorme succès. Le parrain 2015 est le chef d’orchestre Philippe Jordan.

Une centaine d’opéras représentant 25 pays participe à cette opération. En France, ce sont 28 lieux qui ouvrent gratuitement leurs portes les 9 et 10 mai. De Montpellier à Compiègne en passant par Paris, voyage dans les coulisses de l’art lyrique.

A Montpellier, les visiteurs ont pu chanter "Nabucco" de Verdi avec les choristes professionnels. Un moment chargé d’émotion pour les uns et les autres.

Reportage : V. Gaglione / Y. Relat / C. Chabaud  / J. Pelletier / E. Messie / T. Touja
A Paris, trois opéras ouvrent leurs portes aux visteurs : l'Opéra Comique et l'Athénée Théâtre-Louis Jouvet et l’Opéra national Bastille où les visites guidées ont attiré sur la seule journée du samedi 9 mai plus de 600 curieux. Ils ont découvert l’impressionnante machinerie de ce lieu qui vit grâce à 70 corps de métiers. 

Reportage : P. Sorgues / A. Natalizi / T. Rousseau / R. Carles
Voulu par Napoléon III, le Théâtre Impérial de Compiègne dans l’Oise a commencé à sortir de terre en 1870 mais la guerre qui éclate alors, plonge le chantier dans un long, très long sommeil puisqu’il faudra attendre les années 1990 pour que les travaux reprennent ! Les qualités acoustiques du lieu sont parmi les meilleures au monde.

Outre la découverte de l’histoire de cet opéra et de ses coulisses, le public a pu devenir un personnage d’opéra à part entière.
 
Reportage : L. Beunaiche / M. Roussel / S. Dufour

La fréquentation des opéras en France

Une étude annuelle réalisée par la Réunion des Opéras de France (ROF) révèle pour 2013 une baisse de 1,7% de la fréquentation par rapport à 2012. Par contre, le taux de fréquentation générale des opéras membre de ROF (au nombre de 25) affiche une augmentation sur les trois dernières années : 94% en 2013 contre 86% en 2011. Au total, ce sont 2 258 730 spectateurs qui ont été accueillis en 2013.

Mais l’Opéra traîne encore des idées reçues : il serait trop élitiste et trop cher. Ce dernier argument se révèle faux : la moyenne de tarifs minimums en région est de 6 euros, et au maximum de 42 euros (de 5 à 124 euros pour Paris).