Un plateau de chanteurs vedettes, une histoire inspirée du Moyen Âge et une musique chargée de mystères

Aux côtés de Sophie Koch et Roberto Alagna, le grand baryton américain Thomas Hampson prête sa voix au Roi Arthus. Pour cet unique, et jamais joué à l'Opéra national de Paris, opéra de Chausson, le metteur en scène Graham Vick a choisi de s’éloigner de l'univers moyenâgeux.

Ernest Chausson
Compositeur moins connu que ses contemporains, Ernest Chausson a vu sa carrière fleurir dans la deuxième partie du XIXème siècle, pour sa chance et sa malchance. En effet, il est beaucoup plus jeune que Wagner mais a dû cohabiter avec ce concurrent génial dans l'Europe musicale de l'époque. « Il faut nous déwagnériser » disait-t-il (voir le programme de l'Opéra national de Paris). Il fut post-wagnérien, tout en cherchant à se distancier de son aîné, et reçu les enseignements de Massenet et Franck. Il compose une musique mélancolique et d'un grand raffinement (France Musique). 

Un unique opéra inspiré d'une légende du Moyen Âge 
Chausson veut se différencier de Wagner mais il écrit un opéra qui s'inspire d'une époque légendaire ; un procédé familier au compositeur allemand. Il travaille à cette oeuvre lyrique près de dix ans, de 1886 à 1895. Celle-ci s'inspire de la fameuse légende du Roi Arthur. Il y marque l'emprunte de sa personnalité artistique originale et singulière et réussit, ainsi, à intégrer l'influence wagnérienne tout en s'en écartant. 

Voir cette présentation du Roi Arthus par Philippe Jordan, Directeur Musical de l'Opéra national de Paris 
Il y met notamment en valeur les différences musicales entre Chausson et Wagner, entre Tristan et Isolde et Le Roi Arthus qui sont souvent mis en parallèle. 

L'intrigue est tirée de la légende du Roi Arthur
L'opéra raconte les amours de Lancelot et de Genièvre et leur fuite du royaume du Roi Arthus, mari légitime de Genièvre. Il dépeint le repentir de Lancelot et la détresse de Genièvre, ainsi que les doutes qui rongent Arthus lui-même, sur fond de décadence de l’ordre de la Table ronde (voir un résumé de l'opéra sur le site de classiquenews). 

Une distribution de stars et une mise en scène qui prend parti  
Cette production à l'Opéra national de Paris accueille un casting de chanteurs parmi les plus en vue du moment. Thomas Hampson est le Roi Arthus, Roberto Alagna est Lancelot et Sophie Koch, Genièvre. À propos de la mise en scène de Graham Vick, qui s'éloigne beaucoup de l'univers du Roi Arthur : "Plutôt qu’une passion funeste, c’est bien la fin d’un monde que raconte Le Roi Arthus [...]. La destruction se trouve, pour cette raison, au cœur du spectacle de Graham Vick." (voir la critique entière de Forumopera). 

Voir l'interview de Roberto Alagna, interprète du rôle de Lancelot :

 

Distribution

  • Date 02 juin 2015
  • Durée 2h 52min
  • Production CLC Productions
  • Compositeur Ernest Chausson
  • Metteur en scène Graham Vick
  • Chef d'orchestre Philippe Jordan
  • Lumière Adam Silverman
  • Décors Paul Brown
  • CHEF DE CHŒUR José Luis Basso
  • Acteurs (+rôles) Sophie Koch, Genièvre / Thomas Hampson, Arthus / Roberto Alagna, Lancelot / Alexandre Duhamel, Mordred / Stanislas de Barbeyrac, Lyonnel / François Lis, Allan / Peter Sidhom, Merlin / Cyrille Dubois, Un Laboureur / Tiago Matos, Un Chevalier / Ugo Rabec, Un Écuyer /