Inspiré de l'oeuvre fameuse de Goethe, découvrez l'opéra de Berlioz présenté à l'Opéra de Rouen !

Création à l’Opéra-Comique à Paris le 6 décembre 1846 en version concert et à l’opéra de Monte-Carlo le 18 février 1893 en version scénique.

Légende dramatique en 4 actes. 

Avec "La Damnation de Faust", Berlioz signe une fresque pour trois personnages et grand chœur en traitant librement le sujet. Cette propension à la liberté fait de lui le compositeur romantique français par excellence.
Le metteur en scène Frédéric Roels envisage la pièce comme une quête existentielle qui interroge l’impermanence du monde et du temps. Idéalisation, irrationalité, projection de désirs collectifs se laissent voir dans une vision poétique et troublante de la société
 
Acte I
Dans les plaines de Hongrie, Faust se laisse aller à la contemplation solitaire et bienfaisante de la nature au printemps. Son oreille et son cœur sont sensibles aux chants lointains des paysans, tandis que les échos de l’armée se préparant au combat le laissent indifférent.

Acte II
De retour dans son cabinet de travail en Allemagne, Faust, rongé par l’ennui, se laisse tenter par la mort. Les chants de Pâques qui lui parviennent réveillent un instant la foi de son enfance, mais c’est surtout l’apparition de Méphistophélès, lui tendant le miroir des joies de l’existence et de la connaissance, qui lui redonne espoir et curiosité en la vie. Le démon commence par l’entraîner dans une taverne de Leipzig, mais Faust ne se montre guère sensible aux plaisirs grossiers de l’ivresse et des chants paillards. Méphisto le conduit alors sur les rives de l’Elbe, où il nourrit ses rêves de l’apparition fascinante de Marguerite. Ayant ainsi fait pénétrer l’amour en son cœur, il lui promet de le conduire vers la belle adorée et l’enjoint pour cela de se mêler incognito aux étudiants de la ville.

Acte III
Le soir même, Faust se trouve caché dans la chambre de Marguerite. Il observe la jeune femme qui se prépare pour la nuit en chantant la chanson gothique du roi de Thulé. La veille, elle a été avertie en songe de l’existence de son bien-aimé. Méphisto lance ses feux follets dans une danse infernale en hommage à Marguerite. Au premier regard, les deux jeunes gens se reconnaissent mutuellement comme l’objet de leur passion. Mais Méphisto interrompt leurs retrouvailles en réveillant toute la maisonnée. Faust fuit en promettant de revenir.
 
Acte IV
Depuis longtemps maintenant, Marguerite attend le retour de Faust. Elle espère toujours, ayant foi en celui qu’elle avait reconnu. Faust, s’est réfugié dans la forêt, en proie à des désirs d’absolus. Mais lorsque Méphisto le prévient que Marguerite est condamnée à mort pour avoir tué sa mère, Faust retrouve vigueur et amour. Méphisto lui promet de sauver la jeune femme s’il est prêt à le servir dans l’autre monde. Faust signe le pacte et se trouve immédiatement entraîné en enfer. Méphisto a gagné tandis que les anges célestes accueillent Marguerite.

Distribution

  • Date 08 octobre 2013
  • Durée 2h 17min
  • Production Oxymore Production
  • Réalisation Stéphane Vérité
  • Auteur Hector Berlioz
  • Metteur en scène Frédéric Roels
  • Chorégraphe José Besprovasny
  • Chef d'orchestre Nicolas Krüger
  • Orchestre Orchestre de l’Opéra de Rouen Haute-Normandie
  • Décors Bruno de Lavenère
  • Costumes Lionel Lesire
  • Lumières Laurent Castaingt
  • Choeurs Chœur Accentus - Opéra de Rouen Haute-Normandie
  • Danseurs Ballet de l’Opéra-Théâtre de Limoges  (direction : Sergio Simon)
  • Solistes Erik Fenton - Faust / Sir Willard White - Méphistophélès / Marie Gautrot - Marguerite / Alain Herriau - Brander
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