L'actrice et réalisatrice met en scène l'opéra de Mozart, qui n'a pas été joué à Paris depuis 30 ans

L’Enlèvement au sérail fut le premier grand opéra en langue allemande construit tel un Singspiel, cette forme théâtrale typiquement germanique alternant parties chantées et parlées.

En ces temps où l’influence de l’Empire ottoman sur son voisin autrichien participait à l’humeur alla turca de la vie viennoise, Mozart piocha dans l’orchestration des fanfares de janissaires pour ornementer sa partition, dont les intentions humanistes – vertu de la tolérance, de la fidélité amoureuse, célébration de la bonté humaine – préfiguraient celles développées dans La Flûte enchantée et La Clémence de Titus, les derniers chefs-d’oeuvre. Métaphore du combat opposant la Liberté à toute forme d’absolutisme, la quête de Belmonte pour délivrer Konstanze du joug de Selim, résonna avec force dans une Europe alors soufflée par l’esprit des Lumières. « Tous les efforts que nous faisions pour parvenir à exprimer le fond des choses devinrent vains au lendemain de l’apparition de Mozart. 
“L’Enlèvement” nous dominait tous. », écrivit Goethe, bouleversé par la grandeur d’âme et le radieux optimisme du compositeur.

Distribution

  • Date 27 octobre 2014
  • Durée 2h 46min
  • Production Cinétévé
  • Singspiel en trois actes de Wolfgang Amadeus Mozart
  • Livret de Johann Gottlieb Stephanie
  • D’après la pièce de Christoph Friedrich Bretzner
  • Direction musicale Philippe Jordan
  • Mise en scène Zabou Breitman
  • Décors Jean-Marc Stehlé
  • Costumes Arielle Chanty
  • Chorégraphie Sophie Tellier
  • Lumières André Diot
  • Orchestre et Choeurs Orchestre et Choeurs de l’Opéra national de Paris
  • Solistes Jürgen Maurer - Selim / Erin Morley - Konstanze / Anna Prohaska - Blonde / Bernard Richter - Belmonte / Paul Schweinester - Pedrillo / Lars Woldt - Osmin
  • Production Cinétévé - Opéra de Paris
  • Réalisation François Goetghebeur
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