Opéra 31 jan 2017

"La Damnation de Faust" de Berlioz par Ruggero Raimondi

Découvrez l’œuvre incomprise d’Hector Berlioz qui a d’abord ruiné le compositeur, puis, par la suite, lancé sa carrière.

Créée à Paris en 1846, à l’Opéra Comique, la « légende dramatique » de Berlioz nous entraîne dans la quête mélancolique de Faust, savant dépressif, vers le bonheur et le plaisir avec le concours de Méphistophélès. Mais lorsque le diable donne, il prend. Et la transaction peut coûter cher...

Une œuvre capitale pour Berlioz
Hector Berlioz mit plus de 20 ans pour terminer "La Damnation de Faust". Tout commence en 1828 lorsque Berlioz découvre le "Faust" écrit par Goethe et traduit par Gérard de Nerval. Berlioz est fasciné. Il ne peut plus se détacher du récit et développe une sorte d’obsession :

Le merveilleux livre me fascina de prime abord ; je ne le quittais plus ; je le lisais sans cesse, à table, au théâtre, dans les rues, partout.


Le compositeur met immédiatement la légende en musique. 20 ans plus tard, l’artiste n’a toujours pas oublié ce choc artistique. Il reprend son œuvre alors qu’il est en voyage et la fièvre qu’il avait ressentie à 25 ans le reprend. Il compose et écrit le livret dans les endroits les plus insolites, dans les transports, dès qu’il le peut. Terminer l’œuvre devient une priorité, une nécessité… 

Le pacte avec le Diable
La légende dramatique de Berlioz raconte l'histoire de Faust, un savant désespéré. Il erre, sans goût dans un monde qu’il trouve dénué de toute stimulation. Pourquoi vivre ? Il rencontre alors Méphistophélès qui lui promet une vie remplie d’ivresse contre une simple signature sur un parchemin. Le Malin le suit et lui promet de réaliser ses désirs en suscitant chez lui emportements et excitation. Rien n’y fait, jusqu’à ce que notre héros désabusé rencontre l’amour : Marguerite…
  • Découvrez le teaser de la représentation :

Le bonheur pour Faust, mais aussi pour le public !
L’Opéra Royal de Wallonie accueille pour mettre en valeur cette œuvre exceptionnelle, des artistes et interprètes qui le sont également. 
Titulaire d’une longue carrière couronnée de succès le chanteur d'opéra Ruggero Raimondi met toute son expérience au service de la mise en scène de ce drame composé et écrit par Hector Berlioz, qu’il qualifie de « génial » :

On ne peut échapper à ces instants musicaux qui nous font rêver et ressentir physiquement des vibrations étonnantes, même si le texte de la plume même de Berlioz est aussi très important.


Pour transmettre la fièvre que Berlioz a pu ressentir lors de la composition de son chef-d’œuvre, l’illustre baryton-basse s’est entouré d’artistes d’expérience, mondialement connus et reconnus, tels que le chef d’orchestre belge Patrick Davin, élève de Pierre Boulez et le ténor Paul Groves, la mezzo-soprano Nino Surguladze ou le baryton-basse italien Ildebrando D'Arcangelo.
Avec un tel programme, nul besoin de vendre son âme pour ressentir des émotions…
Au diable, Méphistophélès !

Distribution

  • Date 31 janvier 2017
  • Durée 2h 12min
  • Production OXYMORE / JIM & JULES / OPERA ROYAL DE WALLONIE / AVEC LA PARTICIPATION DE FRANCE TELEVISIONS ET DE LA RTBF
  • Réalisation Stéphane Vérité
  • Auteur Hector BERLIOZ et Almire GANDONNIERE d’après Faust de Johann Wolfgang GOETHE dans la traduction de Gérard DE NERVAL
  • Compositeur Hector BERLIOZ
  • Metteur en scène Ruggero RAIMONDI
  • Chef d'orchestre Patrick DAVIN
  • Orchestre Orchestre de l’Opéra Royal de Wallonie-Liège
  • Costumes Jesús RUIZ
  • Lumière Albert FAURA
  • Décors Daniel BIANCO
  • Choeur Choeurs de l’Opéra Royal de Wallonie-Liège (chef des chœurs Pierre IODICE)
  • Solistes Faust : Paul GROVES / Marguerite : Nino SURGULADZE / Méphistophélès : Ildebrando D’ARCANGELO / Brander : Laurent KUBLA
A lire aussi