Opéra de Saint-Etienne : procédures de licenciement contre 3 cadres

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 13/10/2014 à 18H49
L'opéra de Saint Etienne

L'opéra de Saint Etienne

© Celik Erkul / PHOTOPQR/LE PROGRES

Trois cadres de l'Opéra de Saint-Etienne, dont son directeur, se sont vus signifier lundi un projet de licenciement pour faute. Des procédures qui entrent dans le cadre de "graves dysfonctionnements" invoqués par la nouvelle municipalité, dirigée par Gaël Perdriau (UMP).

Une procédure de mise à pied de trois mois, sans salaire, a par ailleurs été engagée contre un quatrième cadre, secrétaire général de cette institution.
   
Selon la municipalité, la décision sur le sort de ses agents devrait être prise d'ici la fin octobre. Elle précise que ces procédures ont été engagées à la suite d'audits et d'une enquête administrative relative à "de graves dysfonctionnements financiers et en matière de sécurité".
   
Mi-mai, quatre des neuf cadres municipaux intervenant dans le domaine de la culture, suspendus fin avril, avaient été réintégrés.
   
Parmi les cinq autres cadres dont la suspension a été maintenue, le directeur général adjoint de la ville de Saint-Etienne en charge de la culture a pris durant l'été les fonctions de directeur général des services de la ville de Dunkerque (Nord).
   
Les trois personnes contre lesquelles une procédure de licenciement pour faute est engagée sont la directrice de production, le directeur musical et chef d'orchestre, ainsi que le directeur général de l'Opéra Théâtre de Saint-Etienne.
   
Parallèlement à cette procédure, la ville de Saint-Etienne a annoncé vendredi, aux représentants des agents municipaux réunis en comité technique paritaire, la suppression, avec effet immédiat, de cinq des dix postes de cadres de l'établissement, dont certains se verront proposer un reclassement.
   
Une mesure qui permettra de réaliser "une économie de fonctionnement annuelle comprise entre 320.000 et 340.000 euros", précise la municipalité.
   
La direction par intérim de l'institution culturelle est actuellement assurée par Eric Blanc de la Naulte, qui avait été lui-même licencié pour faute, en 2009, par le maire socialiste de l'époque Maurice Vincent.