Les pêcheurs de perles, premier opéra de Georges Bizet
Bizet n’avait pas 25 ans lorsqu’il créa Les Pêcheurs de perles dans l’institution alors la plus dynamique de la capitale. Ouvert aux débutants, le Théâtre-Lyrique s’était imposé avec le Faust de Gounod et Berlioz y préparait ses Troyens à Carthage. 

Bizet consacre sa parfaite maîtrise des moyens à affirmer la valeur suprême des émotions. Encouragé par Gounod, Bizet fut félicité par Berlioz pour son originalité précoce. Jamais reprise de son vivant, l’oeuvre a connu le succès dès son entrée au répertoire de l’Opéra Comique.

Acte I
 
Sur une plage de Ceylan, les pêcheurs de perles achèvent de monter leurs tentes. La fête rituelle qui précède la période de pêche bat son plein. Les pêcheurs accomplissent chants et danses afin de chasser les mauvais esprits, puis élisent Zurga comme leur chef. Nadir, ami de jeunesse de Zurga, rejoint alors le groupe. Tous deux évoquent le souvenir de Leïla, prêtresse de Candi, dont ils étaient amoureux. Afin de préserver leur amitié, ils avaient prononcé le voeu de renoncer à cet amour ; voeu qu'ils décident de réitérer.
Une pirogue approche alors du rivage avec, à bord, le prêtre Nourabad et Leïla, la jeune vierge dont le chant doit protéger le village et les pêcheurs de la colère des flots. En remerciement, elle recevra la plus belle perle. Devant Zurga, elle réitère ses voeux de chasteté et promet de ne jamais quitter le voile qui la cache, la violation de ce serment en serait cruellement punie. La cérémonie se termine. Leïla gravit le sentier jusqu'au temple, suivie de Nourabad. Du haut du rocher, elle chante ses paroles sacrées. Nadir reconnaît sa voix et décide de la rejoindre.
 
Acte II
 
Dans les ruines, d'un temple indien, Leïla se repose. Le grand prêtre Nourabad lui rappelle ses engagements. Pour prouver sa loyauté, la jeune femme lui raconte comment elle a autrefois risqué sa vie pour sauver un étranger. En échange, il lui avait offert un collier qu'elle a gardé.
Restée seule, la prêtresse chante son amour pour Nadir et le bonheur de le revoir ; la voix de celui-ci vient alors se mêler à la sienne. Mais Nourabad les découvre et les dénonce à Zurga et aux pêcheurs. Pas de pitié pour les amants sacrilèges : Zurga, pris de jalousie, les condamne à mort. Une tempête se lève, les pêcheurs, terrorisés, sont persuadés qu'il s'agit de la vengeance de la mer offensée.
 
Acte III
 
Premier tableau: Seul, dans sa tente, Zurga médite sur ce qu'il vient de faire. Il est rongé par la culpabilité. Leïla vient alors se jeter à ses pieds, en le suppliant d'épargner Nadir, offrant sa vie en échange. Mais l'amour qu'elle éprouve pour Nadir ne fait qu'augmenter la jalousie et la colère de Zurga. Voyant son heure venir, Leïla confie son collier à un jeune pêcheur et lui demande qu'il le porte à sa mère. Zurga identifie immédiatement le gage confié autrefois à celle qui lui avait sauvé la vie. Reconnaissant, il décide alors de sauver les deux amants en leur permettant la fuite.
Deuxième tableau: L'exécution se prépare au pied de la statue de Brahma. Soudain une lueur rouge envahit l'horizon. Pour égarer les pêcheurs qui attendent l'exécution des deux traîtres, Zurga met le feu au village. Il apporte lui-même la terrible nouvelle : le village brûle. Les indiens partent en désordre, Zurga brise les chaînes des condamnés. Sa tâche achevée, il reste debout au milieu de l'incendie, contemplant ses malheurs : la perte de son camp et de son amour.

Distribution

  • Date 26 juin 2012
  • Durée 2h 7min
  • Production FRA
  • Réalisation François Roussillon
  • Compositeur Georges Bizet
  • Metteur en scène Yoshi Kurz
  • Chorégraphe Daniela Kurz
  • Chef d'orchestre Leo Hussain
  • Orchestre Orchestre Philharmonique de Radio France
  • Danseurs Yoomi Ahn Martin Blazec Samuel Delvaux Benjamin Duluc Lola Kervroedan Véronique Laugier Ludovic Lezin Emily Mezières Leonardo Rodrigues Fabienne Vegt
  • Solistes Leïla - Sonya Yoncheva Nadir - Dmitry Korchak Zurga - André Heyboer Nourabad - Nicolas Testé