Le destin tragique de "Lucia di Lammermoor" à l'Opéra de Marseille

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 02/02/2014 à 16H50
La jeune soprano tchèque Zuzana Markova éblouissante dans le rôle de Lucia.

La jeune soprano tchèque Zuzana Markova éblouissante dans le rôle de Lucia.

© France 3 / Culturebox

Amour, trahison et morts brutales..."Lucia di Lammermoor" de Gaetano Donizetti possède tous les ingrédients d'un grand opéra. Classique du Bel Canto, cette oeuvre en trois actes est à l'affiche de l'Opéra de Marseille jusqu'au 6 février.

Reportage : M. Coste / E. Zini / T. Havard / S. Micaelli
Ecosse, fin du XVIe siècle. Lucia Ashton aime Edgardo de Ravenswood. Un amour impossible car les deux familles se haïssent. Au bord de la banqueroute, Enrico, le frère de Lucia, décide de la marier avec Lord Arturo. Un mariage arrangé qui se terminera dans un bain de sang : la jeune épousée tuera son mari avant de sombrer dans la folie et de finalement expirer. Quant à son aimé, Edgardo, il mettra fin à ses jours par désespoir.

Dès sa création en 1835 à l'Opéra de Naples, "Lucia di Lammermoor" rencontre un succès qui ne s'est depuis jamais démenti. Il faut dire que l'oeuvre en trois actes tirée du roman de Sir Walter Scott ("La fiancée de Lammermoor") possède tous les ingrédients d'un bon opéra : passion, trahison et meurtre, une sainte trinité qui a fait ses preuves, notamment dans "Roméo et Juliette" !

Des scènes mythiques

Chef-d'oeuvre du Bel Canto, "Lucia" offre à ses interpètes deux scènes d'anthologie. Un sextuor presqu'inédit dans l'histoire de l'opéra, au moment où Edgardo découvre le mariage et donc, la trahison de son aimée. Et la scène dite "de la folie" dans laquelle l'héroïne, couverte du sang de son mari qu'elle vient d'assassiner, sombre dans la folie. Un passage d'une intensité émotionnelle peu commune, dans lequel le soprano lyrique de la jeune Zuzana Markova fait merveille.

"Lucia di Lammermoor" de Gaetano Donizetti, livret de Salvatore Cammarano avec Zuzana Markova, Marc Barrard, Giuseppe Gipali...à l'Opéra de Marseille jusqu'au 6 février 2014.