La pianiste Yumeko Mochizuki : une palette noire et blanche, pleine de couleurs.

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 08/09/2009 à 15H26
La pianiste Yumeko Mochizuki : une palette noire et blanche, pleine de couleurs.

La pianiste Yumeko Mochizuki : une palette noire et blanche, pleine de couleurs.

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Yumeko Mochizuki était en concert le 4 septembre 2009 à Reims. Elle doit également se produire à l'occasion de nombreux concerts, pour « Graines d'espoir » et l’institut Godinot à Reims, l’association «Prestige pour l'amour de la musique» à Bétheny, ou encore le Rotary de Rethel.


C'est entre trois et quatre ans que Yumeko s'est assise pour la première fois face à un piano. Elle vivait à Tokyo, sa mère jouait du piano et son père avocat, passionné de violon et de musique classique européenne, l'y avait encouragé. Sept ans plus tard, ses parents durent constater que le piano droit du salon n'était plus à la mesure de leur fillette, ils lui offrirent donc pour ses dix ans un piano à queue. Une école musicale, puis l'Université de Toho School of Music de Tokyo, où veille le maître japonais Seiji Ozawa, achèveront de parfaire sa formation classique. Mais le vrai bouleversement viendra de la France, et d'un premier séjour, en 1995, pour un stage de piano à Courchevel. En 1996, Yumeko  Mochizuki quitte sa terre natale, pour se rendre à Paris et bénéficier de l'enseignement artistique de Bruno Rigutto, du Conservatoire supérieur de Paris. Sa venue va lui permettre d'atteindre la maturité artistique, en déconcertant sa culture nippone. Une culture dans laquelle, selon la pianiste, l'expression individuelle trouve peu de place. Elle a coutume de dire que la France lui a permis de "colorer" ses interprétations. Aujourd'hui mariée à un artiste peintre, propriétaire d'une galerie à Reims, Christophe Daras, elle n'en fini plus de décliner, par petites touches noires et blanches, toute la palette de son talent.