"La Flûte enchantée" expliquée par Daniel Mesguich, à Metz

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 28/09/2012 à 18H35
Le comédien et metteur en scène Daniel Mesguich, le 17 septembre 2003 dans un parc à Paris.

Le comédien et metteur en scène Daniel Mesguich, le 17 septembre 2003 dans un parc à Paris.

© JEAN-PIERRE MULLER/ AFP

L'Opéra-Théâtre de Metz Métropole ouvre sa saison 2012-2013 avec "La Flûte enchantée". Le célèbre opéra de Mozart est mis en scène par Daniel Mesguich. Trois représentations sont proposées du 28 septembre au 2 octobre 2012. Le metteur en scène français offre sa vision de cette oeuvre féerique et rayonnante d’humanité. Mille fois montée et interprétée, elle prend ici une nouvelle dimension.

"La Flûte, pour moi, est un opéra enchanté. La musique, comme tout ce qui est de Mozart ou presque, est sublime. C’est une sorte de miracle :  tout y semble simple, aller de soi, en même temps que c’est la musique la plus savante, la plus construite qui soit." C'est en ces termes que le metteur en scène Daniel Mesguich résume sa fascination pour Mozart. C'est donc avec enthousiasme qu'il a accepté la proposition de Paul-Émile Fourny, le directeur de l’Opéra-Théâtre messin.


Reportage France 3 : B. de Butler, Y. Kreidi, C. Provost


Inspirée d’un conte oriental, "La Flûte enchantée" de Wolfgang Amadeux Mozart (1756-1791) est le récit d’une initiation. L'oeuvre nous conduit à travers les aventures du prince Tamino, parti délivrer la jeune Pamina, enlevée par le mage Sarastro. Accompagné de l’oiseleur Papageno, le prince Tamino doit affronter des épreuves redoutables afin de rejoindre sa belle... Daniel Mesguich a pris le parti de dédoubler certains personnages. Pour lui, cela semblait aller de soi. C'est en tout cas la lecture qu'il a voulu faire de cette oeuvre où tout ne serait que métaphore. Pour lui, par exemple, Tamino et Pamina sont des déclinaisons, ou des doubles, de Sarastro et de la Reine de la nuit.

C'est donc, en somme, une explication de l'oeuvre qu'il propose aux spectateurs. Et pour aller plus loin, sa "Flûte Enchantée" est en français. Car point de fétichisme chez Daniel Mesguich. Pourquoi jouer en allemand et passer à côté du texte ? Tchekhov ou Shakespeare ne sont-ils pas joués dans la langue de Molière lorsqu'ils sont interprétés devant un public français ? 

Daniel Mesguich fait preuve de transgression, d'audace diront certains, et c'est justement pour toutes ces raisons que cette "Flûte Enchantée" est unique. Mozart devient tout à coup saisissable. Et cela fait du bien à ceux qui ne connaissent pas tous les codes de l'opéra. Une oeuvre abordable, simble et sublime comme l'aurait peut-être voulu son créateur. On se plaît à l'imaginer. En tout cas, les trois représentations affichent complet.