Jacques Fustier, un luthier de génie et artiste de l'ombre

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 16/06/2009 à 09H49
Jacques Fustier, un luthier de génie et artiste de l'ombre

Jacques Fustier, un luthier de génie et artiste de l'ombre

© Culturebox

Un grand musicien, c'est un talent et un très bon instrument. Quand les deux se rencontrent, ça peut faire des étincelles. D'où l'importance accordée à la fabrication de l'instrument. A Lyon, le luthier Jacques Fustier vient de réaliser un nouveau violon pour la jeune Tanya Atanasova, premier violon de l'orchestre des pays de Loire. Rencontre.

Certains disent de lui qu'il est "le nouveau Stradivari" en référence au célèbre luthier italien dont les instruments possédaient des qualités exceptionnelles. Est-il son fils spirituel ? Ce qui est sûr, c'est que du côté de ses parents (biologiques), Jacques Fustier a hérité du goût pour la musique. Son père jouait du violon, sa mère du piano et pour ses 5 ans, le garçon reçut un disque des Sonates en trio pour orgue de Bach. Sa réaction : il l'écoute quarante fois par jour !  Jacques apprend la guitare classique et fabrique son premier instrument à 14 ans. Sa voie est alors toute tracée. Aujourd'hui, il fait partie des meilleurs luthiers au monde. Lors d'un test à l'aveugle réunissant cinq violons, dont un Stradivarius et un Fustier, c'est ce dernier qui remporta la préférence du jury. L'élève a dépassé le maître...