"Il Diluvio universale", l'opéra oublié de Falvetti pour la première fois à Lyon

Par @Culturebox
Mis à jour le 09/05/2017 à 16H38, publié le 09/05/2017 à 16H37
Le maestro argentin Leonardo Garcia Alarcon et trois des chanteuses de l'opéra "Il Diluvio universale", à Lyon pour la première fois avant la suite de sa tournée jusqu'en Amérique du Sud.

Le maestro argentin Leonardo Garcia Alarcon et trois des chanteuses de l'opéra "Il Diluvio universale", à Lyon pour la première fois avant la suite de sa tournée jusqu'en Amérique du Sud.

© CCR Ambronay B. Pichene

L'auditorium de Lyon accueille pour la première fois le phénomène "Il Diluvio universale", opéra mené d’une main de maître par le chef argentin Leonardo Garcia Alarcon. Après une tournée européenne, la pièce sera jouée jusqu’en Amérique du Sud, et atteindra 40 représentations.

Noé, Rad, Dieu, le déluge, "Il Diluvio universale". Un épisode qui nous est tous familier, et que le maestro d’Argentine joue avec Keyvan Chemirani, la Capella Mediterranea et le Chœur de Namur. Le baroque intense de l’œuvre fait palpiter les spectateurs une heure et demie durant. Succès phénoménal, l’opéra a étéenregistré sous le label Ambronay Editions, disque qui s’est vendu à plus de 10 000 exemplaires depuis sa sortie en 2011.
Harpe, violon, mais aussi zarb et udu animent l’œuvre de Michelangelo Falvetti sur le livret de Vicenzo Giattini. Elle raconte avec émotion cet épisode tragique de l’Ancien Testament, où Dieu, las de la méchanceté de l’Homme, décide de faire s’abattre sur Terre un déluge de 40 jours. Epargné, Noé et sa famille doivent abriter dans l’Arche un coup d’animaux de chaque espèce. Dans cet opéra se mêle les formes humaines, mais aussi allégoriques de la Terre, le Feu, l’Air, l’Eau et la Mort.
L'opéra "Il Diluvio universale" mené par Leonardo Garcia Alarcon, joué à Lyon pour la première fois avant la suite de sa tournée jusqu'en Amérique du Sud.

L'opéra "Il Diluvio universale" mené par Leonardo Garcia Alarcon, joué à Lyon pour la première fois avant la suite de sa tournée jusqu'en Amérique du Sud.

© CCR Ambronay B. Pichene
Soutenu par la Fondation Orange et Europe Creative et accompagné par le Centre Culturel de Rencontre d’Ambronay, le succès de cet opéra endiablé ne faiblit pas. Alors que l’œuvre était originellement destinée à l’Eglise, ce n’est que près de trois siècles plus tard que furent retrouvés la partition et le livret de Michelangelo Falvetti. Les passions transcendantes et violentes se succèdent pour donner vie à cet exode déchirant. L’œuvre de Falvetti recèle d’un tel génie, selon Garcia Alarcon, qu’il regrette de n’en connaître que ce livret. "Le livret, écrit par Vicenzo Giattini, a permis à Falvetti d’exploiter le drame avec un génie très rare dans les œuvres de cette époque. […] La veine madrigalesque de Falvetti nous laisse une soif énorme de connaître davantage sa musique, mais, hélas, ses madrigaux n’ont pas encore été découverts" explique-t-il dans sa note d’intention.
L'opéra "Il Diluvio universale" mené par Leonardo Garcia Alarcon, joué à Lyon pour la première fois avant la suite de sa tournée jusqu'en Amérique du Sud.

L'opéra "Il Diluvio universale" mené par Leonardo Garcia Alarcon, joué à Lyon pour la première fois avant la suite de sa tournée jusqu'en Amérique du Sud.

© CCR Ambronay B. Pichene
L’occasion pour les amateurs ou les curieux de découvrir ce soir, à l’Auditorium de Lyon, une œuvre surprenante et intense, avant qu’elle ne s’évade par-delà l’Atlantique.