Giuseppe Verdi : Un bicentenaire sous le signe du sacré à l'Opéra de Nice

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 03/05/2013 à 15H59
Quatuor à cordes / Répétition de la soirée hommage à Guiseppe Verdi

Quatuor à cordes / Répétition de la soirée hommage à Guiseppe Verdi

© Capture d'écran Culturebox

Verdi, compositeur génial et surdoué, a marqué de son empreinte le XIXe siècle et ses opéras dominent encore le répertoire de l'art lyrique. L'opéra de Nice, pour le bicentenaire de la naissance du maître, a souhaité mettre en lumière des oeuvres moins connues, issues du répertoire sacré. Plus de 100 choristes se réunissent samedi pour rendre hommage à la grâce d'un Verdi au sommet de son art.

On connaît bien le répertoire profane de Giuseppe Verdi (1813-1901). Ces airs d'opéras sont fredonnés depuis plus de 150 ans et s'inscrivent dans une véritable culture populaire. "La marche triomphale" d'"Aïda", "La donna è mobile" de "Rigoletto", le "Brindisi" de la "Traviata" sont devenus des classiques intemporels. Sa musique a été une grande source d'inspiration pour de multiples arts et se retrouve notamment au cinéma dans deux grandes fresques de Visconti : "Senso" et "Le Guépard".

Ayant atteint "l'âge de la sagesse", vers ses 60 ans, Verdi commence à sortir de son répertoire habituel pour se tourner vers le sacré -tout en continuant à composer des opéras. Mais c'est vers la fin de sa vie que cet aspect de son oeuvre abonde, passant de la douleur du "Stabat Mater"(1897) à la gaieté et à la légèreté du "Te Deum"(1895). Les 100 choristes constitués du choeur de l'opéra et de chanteurs gênois seront accompagnés par l'orchestre philharmonique de Nice pour transmettre au public la force d'évocation de ces oeuvres. La puissance de la musique atteint directement le coeur, notamment dans un somptueux quatuor pour orchestre et un "Ave Maria" a cappella

Reportage de A. Le Hars, F. Tisseaux, P. Hubert, T. Gauthier
A travers ce quatuor pour cordes en mi mineur et 4 pièces sacrées, l'Opéra de Nice nous livre le testament du maître de Milan et de la Scala. La musique symbolise l'union entre l'homme et Dieu, et tend à la grâce. Il suffit d'écouter l'"Ave Maria" chanté par la divine Maria Callas pour s'en convaincre.
L'"Ave Maria" de Verdi interprété par Maria Callas
Samedi 4 mai 2013 à 20H00 à l'Opéra de Nice.
Vous pourrez également découvrir samedi 11 mai à 20h les "Airs et choeurs d'opéras verdiens".

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