Dès ce soir : l'art baroque du clair-obscur célébré au 37e Festival d'Ambronay

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 16/09/2016 à 12H31
Après un concert à l'Abbatiale d'Ambronay.

Après un concert à l'Abbatiale d'Ambronay.

© PHILIPPE MERLE / AFP

Le baroque ou l'art du clair-obscur. En peinture mais aussi en musique : premier volet d'un triptyque consacré aux "vibrations", la 37e édition du festival d'Ambronay (Ain), qui s'ouvre le 16 septembre, explore la lumière des grandes oeuvres sacrées et leur part d'ombre. Découvrez en live le premier concert sur Culturebox dès ce soir, le 16 septembre à 20h30.

"On s'est attachés à travailler sur la lumière qui jaillit des grandes oeuvres du baroque et sur son pendant, l'obscurité; mais aussi sur la beauté et  le rayonnement, sur les lumières de la nature et des éléments", explique Daniel Bizeray, directeur général du festival. 

Les incontournables, de Philippe Herreweghe à Jordi Savall

Comme à l'accoutumé, le festival de musique baroque d'Ambronay se déroule sur quatre week-ends, jusqu'au 9 octobre prochain. En ouverture du permier, qui commence ce soir, le 16 septembre, les "Lumières célestes" des cantates de Jean-Sébastien Bach irradieront l'Abbatiale, joyau de l'art roman, grâce au Collegium Vocale de Gand, sous la baguette du chef belge Philippe Herreweghe, l'une des têtes d'affiche cette année. A vivre en "live" sur Culturebox. Samedi 17 septembre, Christophe Rousset dirige avec ses Talents lyriques l'opéra de Haendel "Tamerlano". 

Le chef et claveciniste argentin Leonardo Garcia Alarcon, artiste associé du Centre culturel de rencontre d'Ambronay, qui lance cette semaine la saison de l'Opéra de Paris avec "Eliogabalo", fera deux apparitions dans l'Ain, le 23 septembre pour "Carmina Latina", avec l'ensemble Clematis et le Choeur de chambre de Namur, et le 30 septembre pour un trio de Bach et Mozart.

Parmi les autres "locomotives" de la programmation, l'ensemble des Arts florissants se produira à deux reprises, sous la direction de William Christie pour la cantate du mariage de Bach le 25 septembre, puis de Paul Agnew pour des madrigaux de Monteverdi, le 8 octobre. Et puis Jordi Savall et son ensemble Hespèrion XXI, qui feront le récit en musique des voyages initiatiques de l'écrivain arabe du Moyen-Âge, Ibn Battûta, à l'Auditorium de Lyon le 3 octobre.

Du baroque à la chanson populaire 

Une mise en lumière "exceptionnelle" de l'Abbatiale est prévue pour la soirée du 1er octobre, consacrée à "Jonas et la Tempête" par les ensembles des Ombres et de Chiome d'Oro. Grand-rendez-vous également, la "musica notturna" que donneront le contre-ténor Philippe Jaroussky et le violoniste Enrico Onofri le 7 octobre à l'Abbatiale, avec des concertos et motets de Vivaldi, Biber, Corelli. 

Sous le chapiteau, la programmation qui "se lâche un peu", selon les mots de Daniel Bizeray, inclut notamment les trois musiciens touche-à-tout et déjantés de Triwap, formés au conservatoire de Rennes; la chanteuse marocaine Oum et l'ensemble Virévolte dont le "voyage au bout de la nuit" mènera du baroque à la chanson populaire en compagnie de Bashung, Mozart et Sinatra.

Les spectateurs, environ 17.000 l'an dernier, retrouveront Bach en clôture, dimanche 9 octobre, avec la Passion selon saint Matthieu par l'ensemble du Concert étranger dirigé par le jeune chef israélien Itay Jedlin, l'un des talents que le festival souhaite promouvoir.