Nemanja Radulovic, ébouriffant interprète de Paganini

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 06/01/2014 à 17H28
Nemanja Radulovic rend hommage à Paganini (ici en photo lors des Victoires de la Musique en 2012)

Nemanja Radulovic rend hommage à Paganini (ici en photo lors des Victoires de la Musique en 2012)

© SADAKA EDMOND/SIPA

Le violoniste serbe Nemanja Radulovic est l’invité d’Elise Lucet pour évoquer son nouvel album,« Paganini Fantasy » (Deutsche Grammophon) dans lequel il rend hommage à Niccolò Paganini, considéré comme le plus grand violoniste de tous les temps. Accompagné de l’ensemble Les Trilles du diable et de la pianiste Laure Favre-Kahn, il interprète un mélange d’extraits du 24 et 5e Caprice. Décoiffant !

De Nemanja Radulovic, on sait désormais quasiment tout, tant ce jeune violoniste aujourd’hui âgé de 28 ans a subjugué critiques et public par sa virtuosité mais aussi par sa présence, son look et ce brin de folie qui le rend attachant et accessible.
 Il partage avec Niccolò Paganini (1782-1840) le même don inné pour la musique. Nemanja a commencé son apprentissage à 7 ans, et ses professeurs repérèrent très vite qu’il avait l’oreille absolue. Ses parents partirent de Serbie pour venir s’installer en France et faciliter son apprentissage.
 
"Le plus grand violoniste de tous les temps"

Paganini, lui, pris ses premières leçons de musique à l’âge de 50 ans,  avec son père, courtier au port de commerce de Gênes et joueur de Mandoline. C’est lui qui lui offre deux ans plus tard son premier violon. A 9 ans, Niccolò fait ses débuts en public et on le considère déjà comme un prodigue. Un musicien de Parme chez qui le jeune garçon est amené à l’âge de 13 ans déclarera qu’il n’a plus rien à apprendre à ce jeune virtuose ! Paganini révolutionna l’art du violon et mit au point plusieurs raffinements techniques. Sa personnalité était aussi fascinante que son jeu. Le public était paraît-il subjugué par le musicien dès que celui-ci commençait à jouer, car il semblait comme « possédé ». Il mourra du choléra à Nice en mai 1840. Aujourd’hui encore, sa personnalité et son parcours sont l’objet de plusieurs études.

Niccolò Paganini (daguerréotype)

Niccolò Paganini (daguerréotype)

© DR

"Paganini Fantasy" (Deutsche Grammophon) par Nemanja Radulovic accompagné par Les Trilles du Diable, Laure Favre-Kahn et l'Orchestre Symphonique de la Rai.

En tournée jusqu'au 24 janvier en France