Laurence Equilbey étrenne l'Auditorium de la Seine Musicale

Par @Culturebox
Mis à jour le 23/04/2017 à 09H58, publié le 23/04/2017 à 09H48
Laurence Equilbey et son orchestre Insula Orchestra, le 20 avril 2017

Laurence Equilbey et son orchestre Insula Orchestra, le 20 avril 2017

Laurence Equilbey et son orchestre Insula Orchestra ont étrenné samedi soir l'Auditorium de la Seine Musicale, 24 heures après l'inauguration de la grande salle rock avec un concert de Bob Dylan.

Samedi soir, le programme surprise (Mozart, Carl Maria von Weber et Beethoven) avait invité de jeunes talents du chant français (Sandrine Piau, Anaïk Morel, Stanislas de Barbeyrac, Florian Sempey) ainsi que le pianiste Bertrand Chamayou. Une mise en lumière et des projections vidéo sans rapport avec la musique donnaient une touche innovante à ce concert d'ouverture.

Laurence Equilbey a affiché sa volonté d'"expérimenter, en misant sur le croisement entre les disciplines ou les nouvelles technologies". Culturebox l'avait rencontrée à la veille de son concert et lui avait posé la question : comment avez-vous imaginé le concert d’inauguration ? elle répondait alors : "L’idée de force est de partir de l’individuel pour aller vers l’universel. Donc on a une première partie mozartienne  qui serait plutôt une forme de vaudeville politique, en écho à notre dimanche (les élections ndr), c’est le côté joyeux de l’événement. Puis viendra un côté très sombre à travers Weber - on traverse quelque chose d’assez tragique et dramatique - avant d’ouvrir sur l’universel - la joie, les ambitions, les enjeux, le sens de la vie et le sens de la musique, avec Beethoven. Donc il y a un parcours".

Revoir le concert d'inauguration en vidéo sur Culturebox

Pour son prochain concert phare, "La Création" de Haydn (11 et 12 mai) Insula Orchestra sera associé pour la mise en scène au collectif catalan "La Fura dels Baus".

L'Auditorium avec 1.150 places offre un écrin à la musique classique tandis que la "Grande Seine" (jusqu'à 6.200 spectateurs debouts) accueille la musique amplifiée : chanson, pop, rock, électro... L'Auditorium est hébergé dans la "bulle" de l'immense paquebot construit sur l'Ile Seguin, aux portes de Paris. L'acoustique est signée par Nagata Acoustics (qui avait officié à la Philharmonie). La salle n'a pas la majesté de la grande salle de la Philharmonie de Paris (2.400 places) mais promet une relation intime à la scène, plus propice aux formations de chambre ou de moyenne dimension qu'aux grands orchestres symphoniques. Insula Orchestra, avec sa trentaine de musiciens jouant sur instrument d'époque, assure en tant qu'ensemble résident la moitié de la programmation, soit une quarantaine de dates sur la centaine que la salle doit accueillir à l'année.

Un festival permanent de musique

Le vaisseau de l'Ile Seguin veut accueillir "un festival permanent de toutes les musiques", selon Jean-Luc Choplin, l'ancien directeur du Théâtre du Châtelet, chargé d'une partie de la programmation. Dés samedi, les mélomanes à peine sortis de l'Auditorium ont eu un avant-goût de cet éclectisme en entendant le son électro de "The Avener" sortant de la grande salle où le public debout faisait fête à un tout autre type de musique que celle de Mozart.