Barenboïm en Provence avec son orchestre israélo-arabe pour le "dialogue" au Proche-Orient

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 12/08/2013 à 16H07
 Daniel Barenboïm lors d'un concert du West Eastern Divan Orchestra en juillet 2012 à Castel Gandolfo en l'honneur de Benoît XVI

 Daniel Barenboïm lors d'un concert du West Eastern Divan Orchestra en juillet 2012 à Castel Gandolfo en l'honneur de Benoît XVI

© Riccardo De Luca/AP/SIPA

Le célèbre chef d'orchestre israélo-argentin Daniel Barenboïm, qui se produit lundi et mardi en Provence avec son orchestre de jeunes musiciens israéliens et arabes, défend le "dialogue" qu'incarne cette formation comme seule solution possible au "conflit désastreux" entre Israël et ses voisins. Culturebox retransmettra le concert de mardi à l'Opéra de Marseille.

Le West Eastern Divan Orchestra, créé en 1999 à l'initiative de Daniel Barenboïm et de l'intellectuel palestinien décédé en 2003 Edward Said, doit interpréter des oeuvres de Wagner, Berg et Beethoven lundi au Parc du Château de Florans (Vaucluse) et des oeuvres de Verdi et Berlioz mardi à l'opéra de Marseille, dans le cadre du Festival international de piano de La Roque d'Anthéron et de Marseille Provence 2013, Capitale européenne de la culture.

Daniel Barenboïm a rappelé lors d'une conférence de presse le "point de départ" de cette initiative commune avec Edward Said : "il n'y a pas de solution militaire pour notre conflit désastreux". "La seule base doit être la réflexion, le dialogue (et) essayer de comprendre l'autre", comme les membres de l'orchestre tentent de le faire en permanence, a-t-il dit.

"Nous ne recherchons pas le consensus politique" dans l'orchestre, a déclaré Barenboïm. "Nous cherchons à comprendre, surtout quand nous ne sommes pas d'accord", a-t-il ajouté. "Nous avons le même pourcentage d'admirateurs et de détracteurs dans les deux camps. Cela montre qu'il y a quelque chose qu'on fait bien", a-t-il estimé.