Concours de jeunes chefs d'orchestre à Besançon : le rêve au bout de la baguette

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 06/05/2013 à 12H26
Le japonais Yuki Kakuichi,  lauréat du 52e concours des jeunes chefs d'orchestre du Festival de Besançon, mène l'orchestre philarmonique de Bruxelles en finale.

Le japonais Yuki Kakuichi,  lauréat du 52e concours des jeunes chefs d'orchestre du Festival de Besançon, mène l'orchestre philarmonique de Bruxelles en finale.

© JEFF PACHOUD / AFP

C'est dans la magnifique cité des arts de Besançon que se déroule en ce moment même les présélections du prestigieux concours de chef d'orchestre dans le cadre du Festival international de musique de Besançon. Cette année, les candidats sont plus nombreux que jamais avec 296 jeunes de 46 pays qui tenteront de décrocher l'un des 20 billets pour la finale le 13 septembre prochain. Musique maestro !

Ils sont 296 jeunes talents (46 femmes et 250 hommes de 15 à 35 ans) à participer cette année au concours bisannuel de jeunes chefs d'orchestre sous l'égide du Festival de Besançon. Dès sa création en 1951, ce concours s'est rapidement imposé comme la plus prestigieuse manifestation de sa catégorie. La moindre erreur peut s'avérer fatale tant le niveau est élevé. A Berlin, Montréal, Besançon et Pékin, le stress est à son comble chez les candidats au moment d'affronter un jury qui ne pardonne pas l'anicroche.

Reportage de C. Jeannin, F. Le Moing, A. Sow, I. Cavaletto

Beethoven, Bach, Stravinsky, les difficultés s'accumulent et ne se ressemblent pas. Les candidats n'auront que 15 minutes pour convaincre le jury et rêver de la piste aux étoiles. Armés de leur baguette qui, espérons le pour eux, permettra de faire sortir des notes magiques, ils devront montrer tout l'étendu de leur talent. Technique, prestance et émotion sont les 3 clefs qui mènent à la consécration. 

Le concours est ouvert à tous les artistes, quel que soit leur parcours, leur expérience ou leur formation. Plus qu'un concours, c'est un véritable tremplin. Le gagnant , outre le grand prix, gagnera surtout une reconnaissance sur la scène internationale et un contrat pour démarrer une carrière de chef d'orchestre professionnel. 

Alexander Gibson, Sergiu Comissiona, Gerd Albrecht, Yutaka Sado ou encore Lionel Bringuier, ex lauréats, sont devenues des figures marquantes. Après la victoire du japonais Yuki Kakiuchi l'an dernier, on fonde de gros espoirs sur le jeune Lupin Dong issu du conservatoire de Toulon. Que le meilleur gagne. Et gare aux fausses notes ...