En 2013, l'Orchestre de Paris investissait la Salle Pleyel pour un triple programme d'oeuvres du XIXe siècle : l'Ouverture tragique de Brahms (1880), le Concerto pour deux pianos de Mendelssohn (1823) et une symphonie de Franck (entre 1886 et 1888).

Symphonie de Franck
Depuis 1830, Berlioz et sa Fantastique, plus aucune symphonie écrite de ce côté du Rhin. Franck y met certaines innovations à la française, comme la présence du clavier dans l’orchestre, une forme cyclique avec des thèmes récurrents. Mais dans le climat anti-prussien des années 1880, après la défaite de 1871, sa partition apparut trop wagnérienne et irrecevable.

L’Ouverture Tragique de Brahms
Même puissamment habillée de cuivres, c’est une intéressante synthèse de styles plutôt qu’une symphonie allemande. On croirait entendre ici et là aussi bien Brahms que Dvorák ou Berlioz, jusqu’à Rachmaninoff même, dans l’abondance mélodique. 

Le concerto pour deux pianos de Mendelssohn
Cette œuvre, en revanche, est une rareté. Et aussi une survivance d’un genre pratiqué par Mozart ou Jean-Chrétien Bach mais qui disparut avec l’essor du grand concerto romantique, où le soliste est « seul contre tous ». Les deux pianistes et l’orchestre évoquent beaucoup plus la musique de chambre. Si le premier mouvement ressemble à s’y méprendre à un Mozart, les deux autres reflètent une esthétique plus romantique où l’on entend déjà Chopin. C’est l’œuvre d’un musicien de 14 ans.

Avec la participation du festival Orchestre en fête

Distribution

  • Date 04 avril 2013
  • Durée 1h 40min
  • Genre Opéra / Classique
  • Production LGM
  • Réalisation François-René Martin
  • Chef d'orchestre Louis Langrée
  • Orchestre Orchestre de Paris
  • Pianistes Bertrand Chamayou / Jean-Frédéric Neuburger