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Par @Culturebox

Maria Callas : ses années de gloire à La Scala, dans une expo à l'Institut culturel italien de Paris

Mis à jour le 22/09/2017 à 16H53, publié le 21/09/2017 à 18H09

La Callas est partie il y a 40 ans. La Diva. Américaine, Grecque, Parisienne... Mais si Italienne aussi. Par un premier mariage. Et par une relation ininterrompue avec la Scala. Normal alors que l'institut culturel italien à Paris, en partenariat avec l'opéra, la célèbre à son tour : "Sempre libera" (toujours libre), une élégante expo de photos et de reproductions de costumes de ses grands rôles.

  • "Macbeth" de Giuseppe Verdi (saison 1952-1953)
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    "Macbeth" de Giuseppe Verdi (saison 1952-1953)
    L'exposition à l'Institut culturel italien de Paris présente un grand nombre de photos sorties des archives de l'opéra milanais. Les noms Maria Callas et la Scala sont intimement liés. La chanteuse vient à peine de débuter dans les arènes de Vérone, en 1947, que trois ans plus tard, au tout début des années 1950, elle entre à la Scala, âgée d'à peine trente ans. C’est une de ses professeures de chant qui lui aurait soufflé : "Pour développer ton talent, il n’y a qu’un pays, l’Italie !". Elle a encore le visage rond et, déjà, le public italien l’accueille avec enthousiasme.
    © Teatro alla Scala
  • "La Traviata", de Giuseppe Verdi (saison 1954-1955)
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    "La Traviata", de Giuseppe Verdi (saison 1954-1955)
    Entre 1950 et 1961, Maria Callas a interprété 23 rôles sur la scène de la Scala. C'est dans le théâtre milanais que sa réputation se forge et que ses talents expressifs et vocaux se développent. 
    © Teatro alla Scala
  • Dans les coulisses de "La Traviata", avec le metteur en scène Luchino Visconti (saison 1954-1955)
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    Dans les coulisses de "La Traviata", avec le metteur en scène Luchino Visconti (saison 1954-1955)
    En 1955, Luchino Visconti la met en scène pour la première fois dans une version historique de "La Traviata". "J'ai pu travailler avec Maria comme une actrice de théâtre", évoque le metteur en scène. Cette rencontre est un tournant dans sa carrière. Il sera son Pygmalion. Il lui apprendra le geste et la poussera à adopter une interprétation réaliste, bien loin des codes scéniques de l'époque. "La vérité musicale du geste, là est la vérité de Maria Callas. C’est pourquoi, quarante ans après, elle est toujours vivante", analyse Alain Duault, le célèbre journaliste et musicologue venu en ami à l'Institut culturel italien.  
    © Erio Piccagliani / Teatro alla Scala
  • "La somnambule", de Vincenzo Bellini (saison 1954-1955)
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    "La somnambule", de Vincenzo Bellini (saison 1954-1955)
    Avec Luchino Visconti, elle s’élève au sommet de son art. Obsédé par la beauté, il la transfigure. Alors, peut-être pour lui plaire, elle perd plus de trente kilos en dix-huit mois. Soprano reconnue, elle devient comédienne, dramatique, élégante. Son visage s’amincit, sa taille se rétrécit. De Maria éclot "la Callas", à la manière des héroïnes mythologiques qu’elle incarne.
    © Teatro alla Scala
  • "Iphigénie en Tauride", de Christoph W. Gluck (saison 1956-1957)
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    "Iphigénie en Tauride", de Christoph W. Gluck (saison 1956-1957)
    "La voix de la Callas n'était pas la plus impressionnante, mais c'était la plus vraie". Car elle puise son énergie dans ses drames personnels : une mère peu aimante, qui la rejette, une vie amoureuse chaotique. Travailleuse acharnée, elle révolutionne la scène lyrique grâce à l'implication théâtrale de chacune de ses interprétations.
    © Teatro alla Scala
  • "Anna Bolena", de Gaetano Donizetti (saison 1956-1957)
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    "Anna Bolena", de Gaetano Donizetti (saison 1956-1957)
    La Callas dans les coulisses lors d'une représentation d'"Anna Bolena", au théâtre de La Scala. La chanteuse y est pour beaucoup dans la reprise de cet opéra de Donizetti dans le répertoire. La Scala est réputée pour avoir un public parmi les plus exigeants. Maria Callas avait appris à affronter la foule de ses admirateurs qui n'hésitaient pas à la siffler lorsqu'elle ne se montrait pas à la hauteur de leurs attentes.
    © Teatro alla Scala
  • Les cinq costumes de l'exposition
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    Les cinq costumes de l'exposition
    Outre des photos d'archives mythiques de la Callas, l'exposition présente aussi cinq reproductions de costumes que la chanteuse lyrique a portés. En forme d'hommage du théâtre milanais à l'artiste, l'exposition promeut également le savoir-faire artisanal de l'Ecole de la Scala. Les robes exposées sont le fruit d'un travail de reconstitution réalisé par les élèves du cours pour couturiers du spectacle. Chaque détail a été étudié, à partir de photos de scène et des costumes originaux. 
    © Teatro alla Scala
  • Reproduction du costume de Maria Callas dans "La Traviata"
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    Reproduction du costume de Maria Callas dans "La Traviata"
    Le costume de Violetta dans "La Traviata" a été perdu. Pour repoduire la robe, il a fallu travailler à partir de photographies. Visconti, avec ce costume, bouleverse la tradition en habillant Violetta en noir dans la scène de la fête qui ouvre l'opéra, contrastant avec les autres femmes aux robes claires. Ainsi, la singularité du personnage est marqué et son destin tragique annoncé.
    © Teatro alla Scala
  • Reproduction du costume de Maria Callas dans "La Somnambule"
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    Reproduction du costume de Maria Callas dans "La Somnambule"
    "Le travail sur le costume était essentiel pour l'incarnation de Maria Callas dans chacun de ses rôles. C'est par ce biais que l'on entre physiquement dans la peau d'un personnage, que l'on se fond dans sa psychologie", analyse Maria Chiara Donato, costumière et professeure d'histoire du costume à Milan. La fabrication des robes a permis de retrouver pleinement l'interprétation que le metteur en scène (Luchino Visconti, encore une fois) avait donnée du personnage et qu'il voulait communiquer au public.
    © Teatro alla Scala
  • Reproduction du costume de Maria Callas dans "Iphigénie en Tauride"
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    Reproduction du costume de Maria Callas dans "Iphigénie en Tauride"
    Le choix des tissus était délicat. Ceux de l'époque n'existent plus. Des étoffes aussi proches que possible des originaux ont été fournies par des manufactures prestigieuses, telles que la maison Rubelli de Venise, ou la maison Taroni de Côme. L'exposition offre donc une mise en lumière du travail artisanal des petites mains, dans l'ombre des grands théâtres d'opéra, inspirées par des figures légendaires telles que la Callas. 
    © Teatro alla Scala