Youssoupha fait entendre le rap français à Bourges

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 15/04/2010 à 11H37
Youssoupha fait entendre le rap français à Bourges

Youssoupha fait entendre le rap français à Bourges

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Youssoupha est à l'affiche du 34ème Printemps de Bourges (13 au 18 avril 2010). Le rappeur parisien a ouvert une soirée dédiée au rap le 13 avril. Il a présenté plusieurs de ses titres, extraits de ses deux albums "A chaque frère" et "Sur les chemins du retour". Il est aussi revenu sur l'affaire qui l'oppose en justice au chroniqueur Eric Zemmour.

 Dès son premier album, Youssoupha a su imprimer son style, celui d'un rap accessible mais qui s'attelle à de vrais sujets de société, tout en faisant référence aux grands leaders noirs tels que Marthin Luther King, Malcom X ou Patrice Lumumba. Les insultes, l'argot, la vulgarité, le côté clinquant, ça n'est pas vraiment sa tasse de thé. Né à Kinshasa d'une mère sénégalaise, Youssoupha est aussi le fils de Tabu Ley Rochereau, une des gloires de la musique variété congolaise. Arrivé en France à l'âge de dix ans, il vit à Cergy en banlieue parisienne. Le rap est venu naturellement : " J'ai eu envie de rapper parce que je kiffais l'écriture. Dans le rap, pas besoin de solfège...". En marge de ses études, il monte son premier groupe en 1998, baptisé Les Frères Lumière. Et comme le marché du travail ne lui ouvre pas ses portes, il s'engouffre dans celui de la musique. Après "Eternel recommencement", un Street CD (CD produit sur ordinateur sans marketing ni direction artistique et vendu à bas prix, 8 euros en moyenne) en 2005, il est repéré par une major et signe son premier album "A chaque frère" en 2007 puis "Sur les chemins du retour" en 2009. Sur le côté accessible de ses textes, il dit ceci : "Dans le rap d'aujourd'hui, il y a beaucoup de choses qui ne parlent qu'à nous. Les thèmes sont souvent nombrilistes. Je ne renie pas c'est mon milieu mais il faut avoir le code, le lexique, avoir vécu en cité depuis longtemps pour comprendre le délire". Sa phrase fétiche reprise dans tous ses concerts : "T'avais jamais entendu de rap français"...