Paco Ibañez envoûte le public du festival latino-américain de Biarritz

Par @Culturebox
Mis à jour le 04/10/2013 à 12H11, publié le 04/10/2013 à 11H55
Paco Ibañez en concert à Ille-sur-Tet (Pyrénées-Orientales) le 18 avril 2011

Paco Ibañez en concert à Ille-sur-Tet (Pyrénées-Orientales) le 18 avril 2011

© FLAMAND THIERRY/SIPA

C'est un peu le cadeau des organisateurs du 22ème festival des cinémas et cultures d'Amérique latine de Biarritz qui se déroule jusqu'au 6 octobre. Un concert exceptionnel du guitariste et chanteur espagnol Paco Ibañez. L'occasion de découvrir quelques-unes des chansons de son nouvel album, hommage aux plus grands poètes latino-américains.

Reportage : A.Boutin, E.Galerne, R.Violet

Accompagné du guitariste Mario Mas, Paco Ibáñez présentait pour ce concert exceptionnel les chansons de son nouvel album “Paco Ibáñez canta a los poetas latinoamericanos”.
Un disque imprégné du parcours de l’artiste à travers l’Amérique latine, ses poètes, sa musique, mais aussi ses problèmes sociaux et politiques.
 
Dans la voix et la musique d’Ibáñez, résonnent les mots de Pablo Neruda, de César Vallejo, de Nicolás Guillén et de Rubén Darío et surgissent des chansons d’amour, de lutte et de résistance, chansons universelles qui révèlent l’âme de l’Amérique latine.
 

Album " Paco Ibañez canta a los poetas latinoamericanos"

Album " Paco Ibañez canta a los poetas latinoamericanos"

© DR


 
Paco Ibáñez est né en 1934 à Valence en Espagne d’un père valencien et d’une mère basque. Il a passé sa petite enfance à Barcelone, avant que sa famille ne soit obligée de fuir vers la France à la fin de la Guerre d’Espagne. En 1940, son père est arrêté par la police de Vichy et incarcéré dans le camp de concentration d’Argelès-sur-Mer, comme de nombreux républicains espagnols.
 
Installé à Paris au début des années cinquante, il découvre d’abord la musique de Georges Brassens (dont il fera la connaissance en 1955) et d’Atahualpa Yupanqui, références essentielles de son œuvre, puis viennent ensuite Léo Ferré et le mouvement existentialiste. Il se met à fréquenter les cabarets du Quartier Latin en compagnie du peintre vénézuélien Soto et de la chanteuse Carmela, avec lesquels il forme en 1956 un trio, “Los Yares”.

En mettant en chanson des poèmes de Góngora et de García Lorca, Paco trouve sa voie et réalise en 1964 un premier disque qui devient dès sa sortie un symbole de résistance culturelle. Il rencontre Salvador Dali qui réalisera la peinture illustrant son premier album. Une relation étroite s’instaure ainsi entre Paco, le monde de la poésie, de la littérature en général et le monde des arts plastiques.
En mai 1969, pour fêter les événements de mai 68, Paco se produit dans la cour de la Sorbonne et devient un des symboles de la lutte étudiante. Pendant les années noires du franquisme, il subit la censure du gouvernement espagnol qui lui interdit de se produire sur le territoire.

En décembre 1969 il se produit à l'Olympia et chante pour la première fois en public "La mala reputación" ou "La mauvaise réputation" de Brassens traduite en espagnol.

"La mala reputacion" Paco Ibañez / Palau de la Musica, Barcelone - 2002

Étant données les difficultés pour continuer à vivre à Barcelone, il décide de retourner à Paris d’où il voyage à travers le monde entier et en particulier dans les pays d’Amérique latine.

A deux reprises, il a refusé la médaille des Arts et des Lettres proposée par le ministre de la culture de l’époque Jack Lang.

Paco Ibañez sera en concert le 12 octobre prochain à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) et le 9 novembre à Perpignan (Pyrénées-Orientales)

Et pour le programme du 22ème Festival Biarritz Amérique latine c'est par ici !

 

Festival de Biarritz 2013

Festival de Biarritz 2013

© DR