L'Eurovision 2015, à suivre ce soir sur France 2

Par @Culturebox
Publié le 23/05/2015 à 18H18
Lisa Angell en répétition pour l'Eurovision, le 20 mai 2015 à Vienne

Lisa Angell en répétition pour l'Eurovision, le 20 mai 2015 à Vienne

© Julian Stratenschulte / DPA / AFP

Ce soir sur France 2, à partir de 21 heures, quelque 27 candidats tenteront de remporter, à Vienne, le 60e concours Eurovision de la chanson, événement autant culte que kitsch qui séduit 200 millions de téléspectateurs. La soirée est animée par Stéphane Bern et Marianne James. Du côté français, on souhaite à Lisa Angell de faire mieux que ses compatriotes Twin Twin, classés derniers en 2014.

La chaîne publique autrichienne ORF, qui organise l'événement, a prévu pour la Stadthalle une vaste scène large de 44 mètres, posée devant une structure haute de près de 15 mètres en forme d'oeil.

Suède, Russie et Italie, favoris des parieurs

Qui succédera à Conchita Wurst, la diva barbue qui a ramené le trophée en Autriche grâce à sa victoire en 2014 ? Le candidat suédois Mans Zelmerlow restait samedi à la mi-journée le favori des parieurs, devançant la Russe Polina Gagarina et l'ensemble italien Il Volo.

L'Australien Guy Sebastian, ancien vainqueur du télé-crochet "Australian Idol", et le Belge Loïc Nottet, ex-aequo en 4e place, suivent de près ce trio. La candidate française Lisa Angell vient juste après, en 6e position. Sa chanson "N'oubliez pas" est l'une des rares qui ne seront pas interprétées en anglais. Lisa Angell passe en tout début de concours, en deuxième position, ce qui est considéré comme un désavantage.
Lisa Angell répète la chanson "N'oubliez pas", à Vienne (22 mai 2015)

L'Allemagne, le Monténégro et la Pologne figurent en queue de peloton des pronostiqueurs. Le vainqueur sera désigné pour moitié par un vote du public et pour l'autre moitié par des jurys professionnels. Ni l'un ni l'autre de ces collèges ne pourra voter pour le candidat de son pays.

Conchita Wurst participe à la fête

C'est Conchita Wurst qui ouvre le spectacle, partant de la salle et gagnant la scène suspendue dans les airs par des fils. Elle y sera rejointe par un choeur d'enfants, puis par les présentatrices et tous les candidats. Le travesti autrichien doit réapparaître ensuite pour poser quelques questions aux candidats à leur descente de scène.

À la différence de nombreux anciens vainqueurs aussitôt tombés dans l'oubli, Conchita Wurst a su maintenir sa notoriété depuis sa victoire à Copenhague. "Conchita" garde ses fans, mais ses détracteurs ne l'ont pas oubliée non plus. Le patriarche de l'Église orthodoxe russe Kirill espère ainsi une défaite russe à l'Eurovision pour éviter une invasion de "chanteuses à barbe" en Russie l'an prochain...

Malgré les moqueries, l'Eurovision est toujours là

En 60 éditions, l'Eurovision a vu défiler bien moins de classiques que de chansonnettes sans prétention, jouant la carte de la bonne humeur un peu naïve et, souvent, du second degré. Souvent moquée, la compétition a su défier le temps.

Samedi à Vienne, l'Eurovision a reçu un certificat Guinness de "plus ancien télé-crochet annuel" de l'histoire de la télévision. Si les bluettes à grand renfort de violons s'empilent au palmarès, les bizarreries ont aussi toujours eu leur place au programme.

La géopolitique s'immisce toujours aussi un peu dans la soirée. L'an dernier, en pleine crise ukrainienne, les candidates russes avaient été copieusement sifflées. Et ce samedi soir, on guettera les réactions du public à la chanson arménienne, qui doit évoquer le génocide de 1915 que la Turquie ne reconnaît toujours pas.

La soirée devrait coûter un peu moins de 37 millions d'euros, répartis entre la télévision publique autrichienne ORF et la municipalité de Vienne. En plus de la publicité, la capitale autrichienne conservera une petite trace tangible du passage du spectacle. Les 120 feux piétons arborant des couples gays ou hétérosexuels, mis en place il y a quelques jours en clin d'oeil au concours, vont finalement être pérennisés, suite à une pétition de 20.000 signatures sur Facebook.