The Congos et The Abyssinians, deux légendes de la musique rasta à La Siréne

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 11/05/2011 à 10H09
The Congos et The Abyssinians, deux légendes de la musique rasta à La Siréne

The Congos et The Abyssinians, deux légendes de la musique rasta à La Siréne

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A l'occasion du concert des Congos et des Abyssinians le 10 mai 2011 à La Sirène à La Rochelle, rencontre avec l'animateur de radio Malik Boulibaï. Celui qui anime une émission reggae tous les samedis soirs à minuit sur France Inter revient sur l'histoire de ces deux groupes mythiques de la musique jamaïcaine. Ils sont en tournée ensemble à travers la France jusqu'au 1er juillet 2011. Un événement à ne pas manquer alors qu'on célébrera  le 16 mai le trentième anniversaire de la mort de Bob Marley. 

"Légendaire". C'est le mot qui revient systématiquement quand on parle de ces deux groupes aux adeptes de musique jamaïcaine. The Abyssinians est un trio vocal formé en 1968 par Bernard Collins, Donald et Linford Manning. Si le reggae est bien leur royaume, pour le chanter, ils s'inspirèrent de Sam Cook (le créateur de l'universel "Oh Happy Day") et Curtis Mayfield, deux grands chanteurs de soul américaine. Le trio connaîtra très vite un succès mondial avec le tire "Satta Massagana", chanté en Amharic, la langue éthiopienne. Mais ce qui fit leur succès provoqua aussi leur désunion en 1978, pour une lamentable histoire de droits d'auteurs.
Quant aux Congos, il s'agit également d'un trio vocal formé par Cédric Myton, Ashanti Roy et Derrick Burnett. En 1977, ils enregistrent "The Heart Of The Congos", considéré comme l'un des meilleurs de l'histoire du reggae. Un album enregistré sous la houlette de Lee Scratch Perry, un des plus grands producteurs de musique jamaïcaine, qui travailla entre autre avec Bob Marley. Deux albums suivront mais le groupe se dissout, chacun des membres voulant suivre une carrière solo. Ils se retrouvent en 2006 puis en 2009 avec un nouvel enregistrement, "Back In The Black Ark" (Black Ark étant le nom du studio d'enregistrement de Lee Scratch Perry).

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