Souleymane Diamanka, le slameur bordelais, part sur les routes d'Afrique

Par @Culturebox
Mis à jour le 15/06/2015 à 18H39, publié le 15/06/2015 à 18H16
Souleymane Diamanka

Souleymane Diamanka

© DELAGE JEAN-MICHEL/SIPA

Le slameur Souleymane Diamanka est monté sur la scène du festival "Le Haillan chanté", vendredi 12 Juin 2014. Après avoir séduit les Girondins avec sa voix grave et profonde, cet artiste franco-sénégalais partira bientôt à la conquête du public éthiopien et sénégalais.

La ville du Haillan organise le festival "Le Haillan chanté". En partenariat avec l’association "Bordeaux chanson" et "Musique de nuit", il invite des artistes émergents ou confirmés à se produire sur la scène de l’"Entrepôt" et du "Théatre de Verdure". Ce festival met en avant la chanson française par le biais d’artistes aux styles très différents comme Thomas Fersen, Alexis HK, Barcella ou Souleymane Diamanka. Rock, folk, soul et slam sont au rendez-vous depuis six printemps.

 

Reportage: J.C. Lacoste/ L. Cagnato/ B. Servant/ E. Crèmèse

"Je m'appelle Souleymane, ma profession est parolier"

Né au Sénégal en 1974, Souleymane Diamanka a passé la plus grande partie de son enfance dans les rues bordelaises. Il apprend le français à l’école, mais continue à communiquer en Peul, sa langue natale, avec sa famille.

Très vite attiré par l’écriture, il associe cet art avec une autre de ses passions, le hip hop. Il récite a cappella ses textes, en français et en Peul, que Roy Ayers, Eric Legnini et André Céccarelli accompagnent avec une musique jazz.

Très vite remarqué par ses producteurs, il enregistre son premier album "L’hiver Peul" en 2007. S’ensuivent alors de nombreux duos avec des artistes reconnus tels que Grand Corp malade, avec lequel il partagera le titre "Au bout du sixième silence".  Souleymane n’est pas prés de poser sa plume. Pour lui "on n’est pas un artiste confirmé, on est toujours en devenir".
 

"Comme une fleur sentimentale qui aurait appris à voler en battant des pétales
Le papillon en papier se fraie un chemin de l’horizon éteint à son étoile natale
Même s’il est né de ma plume
Si tu l’as aimé et qu’il t’a plu
Ce n’est plus mon poème…" (Papillon en papier)