Prince serait bien mort d'une surdose d'anti-douleurs

Par @Culturebox
Mis à jour le 02/06/2016 à 20H08, publié le 02/06/2016 à 19H57
Prince en 2015 aux Grammy Awards.

Prince en 2015 aux Grammy Awards.

© John Shearer/AP/SIPA

Le chanteur américain Prince est mort des suites d'une surdose d'anti-douleurs à base d'opiacés, indiquait jeudi le quotidien "Minneapolis Star Tribune", citant une source proche de l'enquête. Mais les résultats officiels de l'autopsie n'ont toujours pas été dévoilés.

L'hypothèse d'un abus de ces médicaments anti-douleur avait été évoquée quelques heures après le décès de l'artiste, le 21 avril, et plusieurs éléments et témoignages avaient, depuis, pointé vers ce scénario

Le quotidien de Minneapolis, ville natale du chanteur, n'indique pas si cette conclusion est appuyée ou non sur les résultats de l'autopsie, pratiquée au lendemain de la mort de Prince. Interrogés par l'AFP, la police du comté de Carver, responsable de l'enquête, et l'institut médicolégal se sont refusés à tout commentaire et ont indiqué qu'il n'était pas prévu de publier jeudi les résultats de l'autopsie.
 
Fin mai, le Minneapolis Star Tribune avait indiqué que le chanteur suivait un traitement de sevrage prescrit par un médecin du Minnesota, entamé lors des semaines précédent son décès.
 
Un spécialiste californien des addictions, le docteur californien Howard Kornfeld, a, par ailleurs, révélé avoir été contacté par l'entourage de Prince la veille du décès, pour solliciter ses services.
 
Dans l'impossibilité de se rendre immédiatement à Chanhassen, où se trouve Paisley Park, résidence du musicien, il avait dépêché son fils sur place. Ce dernier est arrivé sur place le 21 avril au matin et a découvert, avec des membres de l'entourage du chanteur, Prince mort dans un ascenseur de la résidence.
 
Les opiacés, médicaments antidouleurs qui contiennent un dérivé de l'opium, sont responsables d'une vague d'overdoses qui frappe les Etats-Unis depuis plusieurs années.
 
En 2014, 14.000 personnes sont mortes d'une overdose impliquant ces médicaments, selon les données du Centre américain de prévention et de contrôle des maladies (CDC).