Avant sa mort, Prince avait sollicité un spécialiste des addictions

Par @Culturebox
Mis à jour le 04/05/2016 à 21H55, publié le 04/05/2016 à 20H53
Prince au Stade de France, à Saint-Denis, le 30 juin 2011

Prince au Stade de France, à Saint-Denis, le 30 juin 2011

© Bertrand Guay / AFP

Prince avait appelé à son chevet en urgence un spécialiste des addictions pour le débarrasser d'une dépendance aux médicaments antidouleurs, mais il est mort avant d'avoir pu consulter, a indiqué mercredi l'avocat du médecin.

Reconnu pour son traitement des addictions à l'alcool, aux drogues, mais aussi aux médicaments, le docteur californien Howard Kornfeld a été contacté le 20 avril - la veille de la mort de Prince - par des représentants de l'artiste, a indiqué son conseil, William Mauzy, au quotidien Minneapolis Star-Tribune.

"Situation médicale d'urgence"

Il "était en situation médicale d'urgence", a expliqué l'avocat. Dans l'impossibilité de se rendre à Minneapolis le 21, Howard Kornfeld a dépêché sur place son fils, Andrew (qui travaille à ses côtés), assurant qu'il serait lui-même sur les lieux le 22. "Il était prévu de l'examiner et de définir un traitement", a indiqué William Mauzy, expliquant que le médecin "planifiait une mission de survie".

Andrew Kornfeld a pris un vol de nuit et est arrivé le jeudi 21 avril au matin à Paisley Park, domaine du célèbre musicien, où il a demandé à voir Prince. Ne le trouvant pas, des assistants de l'artiste sont partis à sa recherche en compagnie du médecin et ont fini par le découvrir inanimé dans un ascenseur.

Le fils du médecin est arrivé le matin du drame, trop tard

Andrew Kornfeld a alors appelé les services d'urgence, qui ont prononcé le décès de Prince peu après leur arrivée. Une autopsie a été pratiquée quelques heures après la mort du chanteur, mais les résultats de l'examen n'ont pas encore été rendus publics.

Selon la chaîne d'information CNN, les enquêteurs ont retrouvé près du corps de Prince des médicaments opiacés. Ces médicaments antidouleurs (qui contiennent de l'opium) sont responsables d'une vague d'overdoses qui frappe les États-Unis depuis plusieurs années. En 2014, 14.000 personnes sont mortes d'une overdose impliquant ces médicaments, selon les données du Centre de prévention et de contrôle des maladies (CDC).

Mercredi soir heure française, de grandes radios américaines doivent jouer "Nothing compares 2 U" en hommage à Prince, "7 heures et 13 jours" après sa disparition brutale, en allusion aux premiers mots de la célèbre chanson de l'artiste disparu. Les fans sont également invités à se joindre à l'hommage sur les réseaux sociaux.