Myles Sanko : veste de tweed et voix de velours

Par @Culturebox
Mis à jour le 05/07/2017 à 16H53, publié le 04/07/2017 à 15H07

Myles Sanko est bien loin des figures historiques de la soul made in USA qui chantaient la vie des ghettos américains, lui qui vient de Cambridge, dans la campagne anglaise… Et il cultive une certaine élégance so british, arborant vestes de tweed et barbe finement taillée, comme sont ciselés ses textes où il raconte sa quête identitaire de citoyen du monde. Il était en concert au Duc des Lombard.

Reportage : A.Delcours / M. Azor Diawara / G.Orain / O.Pergament



De la soul cuivrée et énergique  

C’est à Accra, au Ghana qu’il est né en 1980 d’un père breton, dont il a hérité la nationalité française (même s’il pratique peu la langue de Molière). Arrivé en Angleterre à 16 ans, il a progressivement développé son art vocal dans le hip-hop en chantant auprès de DJs dans des boîtes de nuit, puis en évoluant vers la funk avec les Speedometers.
 
Et c’est finalement à Paris en 2010 qu’il rencontre le compositeur et producteur rock Thierry Los, l’ancien de Vegomatic. Ensemble, ils vont composer les chansons qui formeront le premier album autoproduit de Myles : « Born in black and white », une soul music cuivrée et énergique. 
 
En 2014 c’est avec le soutien financier de ses fans qu’il enregistrera un deuxième Opus :  "Forever Dreaming" qui lui vaudra d’être repéré par Gregory Porter ; le Baryton américain lui proposera même d’assurer ses premières parties en tournée. Artiste résident au fameux Ronnie Scott’s Jazz Club de Londres pour ses soul sessions, Myles Sanko a su y affiner son style et son talent de show man.
 

Il revient aujourd’hui avec un troisième album, "Just Being Me" qu’il a encore produit et réalisé. En bon artiste "360" il a également réalisé ses clips, dont le titre éponyme, et le graphisme de la pochette. Pour ce disque très abouti il s’est entouré de musiciens de jazz et ces onze compositions transcendent les styles pour permettre à Myles Sanko de se raconter, entre espoirs et désillusions. Comme il le dit il a suivi son " inner light", sa lumière intérieure, pour mettre une part de lui dans chaque titre.

Une voix à surveiller 

"Just being me", l’affirmation d’une identité qu’il a longtemps cherchée et avec laquelle il semble désormais réconcilié. S’il avait déjà le sens du groove et du public, il amène en plus sur ces nouvelles compositions cette émotion vocale, signature des grands artistes de Soul. Peu connu encore du grand public français, il est pourtant un artiste à surveiller pour les prochaines années…