Jamiroquai lance sa nouvelle tournée mondiale à Pleyel

Par @Culturebox
Publié le 29/03/2017 à 09H44
Jamiroquai sur scène le 25 mars 2017 à Londres dans la version britannique de l'émission "The Voice"

Jamiroquai sur scène le 25 mars 2017 à Londres dans la version britannique de l'émission "The Voice"

© Tom Dymond / ITV / Shutters / Sipa

Pour son grand retour après sept ans d'absence, Jamiroquai a lancé mardi soir à Paris, à la Salle Pleyel, sa nouvelle tournée mondiale, délivrant face à un public acquis à sa cause sa disco-funk désormais sous influence électro, à l'instar de son huitième album "Automaton", dans les bacs vendredi.

La coiffe indienne est toujours là en guise de couvre-chef. Mais en mode 2.0. Car ce sont des sortes de cristaux fluorescents qui font désormais office de plumes, a rapporté l'AFP. Daft Punk et tout le "rétro-futurisme" en vogue sont clairement passés par là.


L'artifice fait tout de même son effet à l'entrée en scène de Jay Kay, 47 ans, leader monté sur ressorts de ce groupe londonien né au début des années 1990 et rapidement devenu un des porte-étendards du mouvement acid-jazz. Qui mêle jazz, donc, mais aussi soul, funk, disco, mais n'a pas survécu à l'émergence de la musique électronique à l'orée du nouveau millénaire.

Un retour risqué, mais prometteur

D'où le risque d'opérer un retour en pleine lumière, à une époque où ce qui était tellement dans l'air du temps il y a 25 ans est devenu, au mieux, vintage, au pire, totalement passé de mode.

Mais à l'image du nouvel album, qui profite d'une production soignée, très actuelle, sur laquelle là aussi l'ombre de Daft Punk plane, Jamiroquai parvient à dépasser le simple cadre nostalgique. Encore fallait-il qu'en mode live Jay Kay puisse tenir la cadence et la distance comme à la grande époque.


En un peu plus de deux heures et nombre de tubes ("Cosmic Girl", "Space Cowboy", "Emergency on Planet Earth") alignés aux côtés des nouvelles chansons ("Shake it on", "Automaton", "Cloud 9"), il n'a cessé d'arpenter la scène. Manifestement heureux de "pouvoir encore faire ce genre de truc" et "régénéré spirituellement et émotionnellement", le leader du groupe a beaucoup sautillé, souvent esquissé ses fameux pas de danse et parfois laissé ses trois choristes finir le job.

Coup de fatigue pour un chanteur encore en rodage

Car la voix du chanteur encore en rodage, très fraîche au début, s'est quelque peu éteinte en deuxième partie de set. À l'image de sa coiffe "next-gen", elle aussi soudainement tombée en panne de batterie, créant un moment de flottement inattendu. Tant est si bien que le concert n'a pas évité quelques creux après avoir commencé plutôt fort. Au fond, un peu à l'image de la musique de Jamiroquai, dont le style dansant et enlevé ne le prémunit pas d'être parfois répétitif voire même monocorde.


Heureusement, le rappel avec "Supersonic" a permis au groupe de finir sur une excellente note, avec cette fois un vrai retour au son qui le caractérisait lorsqu'il inondait les clubs. Comme quoi le vintage peut avoir du bon sans apparat.

Jamiroquai chante "Space Cowboy", un de ses succès, le 28 mars 2017 à Pleyel (vidéo amateur)


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