Vieilles Charrues : ambiance geek et intergénérationnelle pour la 25e édition

Par @Culturebox
Mis à jour le 15/07/2016 à 12H40, publié le 15/07/2016 à 07H48
La photo devant l'installation des Vieilles Charrues, passage obligé à l'entrée du festival.

La photo devant l'installation des Vieilles Charrues, passage obligé à l'entrée du festival.

© Anaïs Cherif / CultureBox

Les incontournables drapeaux bretons sont concurrencés par des déguisements de Mario cette année. Pour sa 25e édition, qui s’ouvrait jeudi à Carhaix (Finistère), les Vieilles Charrues ont décliné le thème des jeux vidéo à l'envie.

Selfie pour les uns, photos en bande pour les autres. Au pied d’une grande roue, les festivaliers à peine entrés sur le site dégainaient les smartphones pour immortaliser la 25e édition des Vieilles Charrues, qui s’ouvrait ce jeudi à Carhaix (Finistère). La photo devant la statue jaune à l’effigie du plus grand festival de France semblait un passage obligatoire. Mais au moment de poster le graal sur les réseaux sociaux, c’est le drame. Pas de réseau.

Pour retrouver ses proches sans portable, Nolwenn, a une astuce fait maison. Avec un drapeau – breton évidemment – accroché au bout d’une frite de piscine jaune, elle attend. « On est une vingtaine à peu près à avoir fait le déplacement. On vient tous de Landadul, près de Quimper. On a commencé à venir aux Vieilles Charrues depuis nos 9 ans », détaille-t-elle. Une autre complète : «On n’avait pas de portable à l’époque. Donc le point de ralliement, c’était le drapeau breton.»

Reportage de J-M. Seigner / S. Soviller / J-F. Barré

Dragon Ball Z vs. Mario

Presque aussi nombreux que les drapeaux noirs rayés blancs, les Mario. Avec cette édition dédiée aux jeux vidéo, les salopettes rouges du célèbre plombier concurrencent les déguisements de Dragon Ball Z. Certains osent même le déguisement Tetris (oui, ça existe).
Solène, 22 ans, et Tanguy, 24 ans ont adopté l’allure de Luigi : « Parce qu’on n’a pas trouvé Mario et que se déguiser en Pac Man, c’était quand même plus compliqué ». Habitués du festival, ils sont venus pour les Insus (ex-Téléphone), qui se produisaient jeudi soir sur la grande scène des Vieilles Charrues. « Nos parents écoutaient leurs chansons, on a grandi avec », explique Solène, espérant pouvoir chanter sur « Cendrillon ».

Devant l’ambiance feutrée du concert d’Her, habillé en dandy malgré la chaleur, certains festivaliers faisaient la sieste. Allongée dans l’herbe, avec un t-shirt rose des Insus, Catherine patientait. « C’est ma génération Téléphone ! Et pourtant, je n’avais jamais eu l’occasion de les voir. Ce soir, ce sera une première. » 
A ses côtés, Thierry se chauffe déjà la voix sur « New-York avec toi ». Ce qui ne l’a pas empêché de se diriger vers la scène d’à côté pour applaudir Jeanne Added.
18h30 tapantes, la frêle bassiste entrait sur scène dans une ambiance quasi-religieuse. Lumière blanche, son d’orgue. Elle a entamé son concert par « Be sensationnal », comme un conseil adressé à au public pour ces quatres jours de musique.