Vieilles Charrues

du 13 au 16 juillet 2017

Vieilles Charrues : un label pour les jeunes pousses

Par @Culturebox
Mis à jour le 30/06/2015 à 14H09, publié le 19/07/2014 à 14H12
The  Same Old Band aux Vieilles Charrues, le 18 juillet 2014, aux Vieilles Charrues

The  Same Old Band aux Vieilles Charrues, le 18 juillet 2014, aux Vieilles Charrues

© FRED TANNEAU

Ils s'appellent The Same Old Band, Falabella et Totorro : encore peu connus, ils se succèdent sur les scènes du festival de rock français, à Carhaix en Bretagne, estampillés du label "Charrues", garant de leur talent, un plus pour ces jeunes pousses en devenir.

"L'idée, c'est de filer un coup de pouce à ces artistes avec les leviers du festival, leur servir de tremplin en leur permettant de se recentrer sur le corps du métier, c'est-à-dire la scène", explique à l'AFP Johann Lagadec, chargé de mission Label Charrues.
 
Alors, c'était comment la scène Graal le 18 juillet ? Le batteur de The Same Old Band, Thibault Le Roux, derrière la scène, ne répond rien mais esquisse quelques pas de danse, extatique... Falabella et sa musique "electro-house" connaitront, peut-être, la même extase samedi, et ce sera le tour des Totorro et leur "math rock" dimanche.
 
Les groupes labellisés sont loin d'être des débutants, à l'image de The Same Old Band, trois garçons et une fille originaires de Lorient, repérés en 2013 par les programmateurs des Vieilles Charrues aux Transmusicales de Rennes. Ils étaient les premiers de la "promotion 2014", à passer sur scène, vendredi. C'est un groupe créé en 2010 qui creuse son sillon dans le rock psychédélique, "avec des facettes un peu pop", décrit le chanteur et guitariste Antoine Biotteau, 23 ans. Antoine Biotteau est déterminé à se consacrer entièrement à sa passion qu'il a laissé tomber ses études d'économie. Dorénavant, il est "un intermittent", explique-t-il. Les trois autres membres du groupe continuent, eux, leurs études. Mais on sent que Marion Mayer, aux claviers et guitare, n'est pas loin, elle aussi, de sauter le pas. "On assure les arrières avec les études mais après, on voudrait que la musique soit une finalité", rêve-t-elle.
          
Le spectacle, suivi par des milliers de personnes, était à leur image: pro, frais, spontané, généreux, le bassiste n'hésitant pas à la fin du show à venir placer ses derniers accords dans les premiers rangs du public... Puis à immortaliser le moment avec son portable. 
 
Le label pour accompagner les jeunes pousses
 
C'est en janvier 2014 que le festival Vieilles Charrues, devenu en 23 ans le temple du rock, a lancé son propre label. Objectif: accompagner des artistes repérés sur les scènes de Bretagne pour favoriser l'émergence de leur talent.
 
Deuxième ambition des Vieilles Charrues et du label: "donner les moyens à ces artistes sélectionnés de se produire devant des publics et des professionnels", ajoute M. Lagadec.Ces artistes jeunes, locaux, n'ont pas échappé à la "veille artistique" des responsables du label: ils ont été repérés lors de concerts dans les salles bretonnes "de musique actuelle".
 
Les groupes amateurs rêvent souvent de se consacrer entièrement à la musique, explique Johann Lagadec. "Mais on voit souvent des choses qui montent, montent, montent mais qui peuvent retomber très vite", remarque-t-il. D'où cette volonté de leur apporter le soutien, l'expérience et le prestige du label "Charrues". Et de leur permettre enfin, après qu'ils se sont endurcis devant le public pendant le printemps, de se produire aux Vieilles Charrues.