Vieilles Charrues

du 13 au 16 juillet 2017

The Kills aux Vieilles Charrues : "Nous sommes stressés de remonter sur scène"

Par @Culturebox
Mis à jour le 31/08/2016 à 15H44, publié le 14/07/2016 à 16H54
Le duo The Kills a sorti son cinquième album "Ash & Ice" en juin 2016.

Le duo The Kills a sorti son cinquième album "Ash & Ice" en juin 2016.

© Kenneth Cappello

15 ans d’existence et toujours une petite boule au ventre avant de retrouver la scène. Il faut dire que The Kills étaient en vacances forcées depuis 2011, le guitariste Jamie Hince ayant subi six opérations de la main. Le duo a fait son retour début juin avec un nouvel album, "Ash & Ice". Rencontre à quelques heures de leur concert ce jeudi soir aux Vieilles Charrues (Finistère).

Pour le cinquième album de The Kills, « Ash & Ice » sorti en juin dernier, il a été question d’un voyage en transsibérien, de rééducation et du « génie » de Pusha T. Une interview rythmée par les blagues de Jamie Hince et les regards complices d’Alison Mosshart, quelques heures avant de monter sur scène aux Vieilles Charrues.

Votre dernier album, « Blood Pressures », remonte à 2011. Jamie Hince, vous avez été opéré de la main gauche à plusieurs reprises pour retrouver l’usage de votre majeur. Cela a-t-il modifié votre jeu de guitare pour votre nouvel album, « Ash & Ice » ?
Jamie Hince (guitariste) : Oui ! Désormais, il y a certains accords que je ne peux plus faire. Je dois donc penser à ce que je peux jouer. J’écoute davantage le son. Par exemple, pour « Doing It To Death », je joue une ligne de guitare note par note pendant l'intro. Auparavant, j’aurais fait des accords à la place. Mon jeu s’est vraiment modifié pour cet album.

Avez-vous eu peur de ne plus pouvoir jouer ensemble ?
Alison Mosshart (chanteuse) : Jamie a eu six opérations, on savait que ça allait être très long avant de pouvoir rejouer ensemble. Une fois, j'étais en voiture quand il me parlait de l'état de sa main, avec son tendon apparent. J'ai failli finir dans le ravin tellement c'était dégoûtant (rires). Mais on s’est dit qu’il fallait rester positif. Quand je l’ai entendu rejouer pour la première fois, après un an et demi de rééducation, j’ai tout de suite fondu en larmes.
Jamie Hince : Nous sommes stressés de remonter sur scène. Avec ce problème à la main, on est encore plus déterminés à faire de notre mieux pour produire la meilleure musique possible.

Vous semblez expérimenter de nouveaux rythmes sur cet album, que ce soit à la voix (« Let it drop ») ou avec les instrus (« Hard habit to break »). Quels ont été vos inspirations ?
Jamie Hince : J’ai été inspiré par Pusha T (ndlr : collaborateur de Jay-Z et Kanye West). Ce type est un génie ! J’ai pas mal écouté D’Angelo aussi. A la guitare, je pense qu’on peut retrouver l’influence des groupes comme The Cramps.

Jamie Hince, vous avez écrit les premières chansons lors d’un voyage en transsibérien. En quoi ce voyage a influencé votre album ?
Jamie Hince : Avant d’écrire un album, on voyage toujours. Cette fois-ci, c’était la première fois que je partais vraiment tout seul. Je voulais être sans distraction pour me concentrer sur les paroles. Je souhaitais écrire beaucoup de mots, trouver mon propre langage.
Nous travaillons toujours séparément pour la composition des chansons. Même au début du groupe, quand on vivait quasiment dans la même chambre (rires).
Alison Mosshart : On aime arriver avec une idée générale et la présenter. Chaque chanson est comme un cadeau que l’on fait à l’autre.

« Ash & Ice », dans les bacs depuis le 03 juin 2016.
En concert jeudi 14 juillet aux Vieilles Charrues - scène Kerouac - 20h00