Regardez Muse en direct des Vieilles Charrues sur Culturebox

Par @Culturebox
Mis à jour le 17/07/2015 à 00H36, publié le 15/07/2015 à 18H44
Matt Bellamy de Muse le 16 mai 2015 en Californie.

Matt Bellamy de Muse le 16 mai 2015 en Californie.

© Rich Fury/AP/SIPA

Matt Bellamy et les siens sont très attendus aux Vieilles Charrues, où ils donnent leur troisième et dernier concert de l'été en France. Poids lourd du rock mondial aux 15 millions d'albums vendus, Muse est une machine à tubes épiques taillée pour les stades, où elle prend toute sa mesure. Culturebox vous propose d'assister à leur show jeudi soir en direct live.

Un septième disque fougueux

Muse a sorti son septième album en juin. Décrit par son leader Matt Bellamy comme un "retour aux fondamentaux", "Drones" renoue avec les grosses guitares et les compositions fougueuses et efficaces en trio guitare-basse-batterie, délestées des fioritures électroniques introduites dans le son du groupe depuis "Black Holes and Revelations" en 2006.

On pense souvent sur ce disque aux charges les plus puissantes de leurs deuxième et troisième albums (Origin of Symmetry et Absolution) mais aussi parfois à Queen (pour la grandiloquence), à U2 et à Dépêche Mode, mais en mode maximaliste et martial. 

Le co-producteur de cet opus, Robert "Mutt" Lange, n'est sans doute pas étranger à ce son lourd et heavy : il fut aux manettes des disques d'AC/DC au début des années 80 (les classiques "Highway to Hell" et "Back in Black") mais aussi de Def Leppard et de Nickelback.

Un album-concept

Cet album-concept ne déroge pas à la théorie du complot chère à Bellamy. "Drones" se veut une critique de la toute puissance de la technologie qui tente de contrôler l'humanité. Il est construit comme le récit d'un narrateur en lutte, un homme dressé pour tuer sans états d'âme comme un drone, qui partage avec l'auditeur les sentiments sombres qui l'assaillent lorsqu'il tente de resister et de se libérer de l'endoctrinement de ce nouvel opresseur.

"Yeah I'm free from society, You can't control me, I'm a defector"!" chante Matt Bellamy sur "Defector". Une ambiance assez anxiogène inspirée, précise Bellamy, par l'usage des drones dans les guerres contemporaines, devenus de froides machines à tuer. 

En concert, alternance de nouveaux et d'anciens titres

Après étude attentive des derniers concerts que Muse a donné en Europe, on peut s'attendre en ouverture au puissant coup de boutoir "Psycho", puis au groove vicieux de "Supermassive Black Hole" (extrait de Black Holes & Revelations).

Suivent une alternance de titres extraits du dernier album comme "The Handler", "Dead Inside", "Reapers" et "Mercy", avec d'autres chansons piochées dans leur répertoire telles que "Plug in Baby", "Hysteria",  "Supremacy"  et "Time Is Running Out". Et deux chances sur trois d'entendre en clôture le récurrent "Knights of Cydonia" introduit par l'impérissable harmonica de Ennio Morricone pour "Il était une fois dans l'Ouest".

On l'a dit, Muse revient avec "Drones" à ses fondamentaux, c'est à dire à ce qu'il sait faire de mieux, le rock ardent. Et comme le trio du Devon (Sud de l'Angleterre) est connu pour sa maîtrise impressionnante de la scène où il est à son meilleur, on se soumettra sans résistance à ce délicieux traitement de choc. 

Muse Live en direct du festival des Vieilles Charrues Jeudi 16 juillet à 22h sur Culturebox