Trans Musicales de Rennes

du 30 novembre au 04 décembre 2016

Trans Musicales : le cœur de Rennes sous l'emprise des Bars en Trans

Par @Culturebox
Mis à jour le 04/12/2016 à 13H49, publié le 03/12/2016 à 18H30
Le groupe Holy Two au Gatsby, à Rennes, lors des Bars en Trans (2 décembre 2016)

Le groupe Holy Two au Gatsby, à Rennes, lors des Bars en Trans (2 décembre 2016)

© Bruno Chiron / PhotoPQR / Ouest-France / MaxPPP

Une centaine de jeunes artistes de la scène émergente et autant de concerts dans les bars, cafés concerts et théâtres du centre de Rennes : c'est un véritable marathon riche de découvertes qu'ont proposé cette semaine les Bars en Trans, le "off" du festival des Trans Musicales.

Jeudi, en tout début de soirée, le groupe The Blind Suns a donné le coup d'envoi des trois soirées de fête, l'arrière salle du Ty Anna, en plein centre-ville, se révélant rapidement exigüe pour accueillir le public venu écouter la pop vibrante de la formation angevine.

Changement de décor quelques centaines de mètres plus loin, alors que la nuit glaçante scintille au-dessus de la capitale bretonne. Ambiance idéale pour se laisser bercer par la pop poétique de La Féline et les titres de son prochain album, qui sortira en janvier prochain, annonce-t-elle.

La Féline, Adam Naas, Eddy de Pretto, Clara Luciani, Laura Cahen, les Holy Two....des artistes encore peu connus du grand public mais en devenir, comme la centaine d'autres, en grande majorité Français ou francophones, invités cette année par les Bars en Trans, qui fêtent ainsi leurs 20 ans sous l'égide de l'association 3 P'tit Tour.
La chanteuse Laura Cahen au Gatsby club, le 2 décembre 2016 lors des Bars en Trans

La chanteuse Laura Cahen au Gatsby club, le 2 décembre 2016 lors des Bars en Trans

© Bruno Chiron / PhotoPQR / Ouest-France / MaxPPP

"C'est le début de leur histoire, de leur carrière pro, mais ce ne sont pas leurs débuts", précise Philippe Le Breton, le programmateur des Bars en Trans. "Sinon, on les mènerait au casse-pipe, parce que le public rennais est exigeant", souligne-t-il. "La musique fait partie de l'histoire et de la culture de Rennes (...) Et les Trans, évènement incontournable que tout le monde attend au début de l'hiver, font partie de l'ADN des Rennais."

Des centaines de professionnels à l'affût

Un événement suivi aussi par plusieurs centaines de professionnels dans le secteur de la musique et de programmateurs de salles : bien que les Trans Musicales et les Bars en Trans soient organisés par deux associations différentes, les deux festivals ont depuis des années la réputation de dénicheurs de talents.

Reportage : France 3 Bretagne R. Bendayan / V. Bars / D. Mérieux
Les Trans Musicales, qui en sont cette année à leur 38e édition, ont servi de tremplin à des artistes aussi divers que Björk, Étienne Daho, Noir Désir, ou plus récemment Stromae.

Les Trans aussi ont invité plus d'une centaine de groupes ou artistes solo cette année. De leur côté, les amateurs des Bars en Trans gardent notamment en mémoire les concerts de Hyphen Hyphen, Feu! Chatterton ou La Femme. Mais encore l'an dernier de Tim Dup ou de Fishbach, l'artiste que les Trans ont invitée en résidence cette année.

Rennes, tremplin unique pour des artistes en devenir

Réunir à Rennes, pendant ces quelques jours, "autant d'artistes en devenir, avec autant de découvertes à faire, c'est unique en France. Les autres festivals, ce sont 10% d'artistes inconnus. Nous, c'est quasiment 100%, et c'est la ligne artistique depuis le début", se réjouit Philippe Le Breton, programmateur des Bars en Trans depuis 2003, "né à Vannes, Lorientais de coeur et Rennais de passion".

Rock garage, électro-pop, hip-hop, folk, rock-soul....il y en a pour tous les goûts musicaux. "L'idée, c'est d'avoir un spectre très large pour toucher le maximum de public", dit le programmateur. Mais au-delà de choisir d'aller écouter un artiste, les Bars en Trans, c'est aussi faire le choix d'un lieu et de son ambiance. "Quand je prépare ma programmation, j'essaye de me mettre dans la peau du public et dans le lieu, d'adapter mon choix à sa fréquentation, à l'esprit qu'il véhicule", dit Philippe Le Breton.

Une pop intimiste ne trouvera pas sa place dans un lieu fréquenté par des amateurs de rock. Encore que.... "J'aime aussi bousculer", avoue Philippe Le Breton. Créer la surprise, avec peut-être à la clé "des moments magiques". L'an dernier, les Bars en Trans ont enregistré 5000 entrées payantes, mais avec les concerts gratuits, la fréquentation a atteint entre 8000 et 10.000 personnes. Les Trans ont attiré l'an dernier quelque 32.000 festivaliers payants.