Trans Musicales de Rennes

du 30 novembre au 04 décembre 2016

Trans Musicales : Fishbach, poisson pop à contre-courant

Par @Culturebox
Mis à jour le 29/11/2016 à 16H44, publié le 29/11/2016 à 16H41
Fishbach © Facebook Fishbach

Fishbach et son electro-pop déglinguée seront en résidence aux Trans Musicales de Rennes du 30 novembre au 4 décembre pour une création musicale assurément atypique. On vous explique pourquoi il ne faudra pas la louper.

C’était il y a à peine un an. Fishbach imposait alors dans son single "Mortel" toute la singularité de sa voix et sa musicalité hors norme. Un an plus tard, la voilà en résidence au théâtre de l’Air Libre pour les Trans Musicales, elle qui était présente aux "Bars en Trans" l’an dernier. Elle y livrera une création musicale spéciale. Elle sera, chose peu commune pour celle qui est plus habituée à sa telecaster et à son ordi, entourée d’un groupe live. Elle annonce qu’on va "vibrer". Et on veut bien la croire.


 

Hypnotique

 
Car partout où l’artiste de 25 ans passe, elle laisse sa trace. Sur la scène du festival des Inrocks en novembre 2015 ou au dernier Printemps de Bourges d’où elle était repartie avec un prix des inouïs pour sa présence tout bonnement hypnotique. Elle touche toujours. On ne sait trop où, ni trop pourquoi. Peut-être pour cette façon qu’elle a de tordre la pop et de la rendre rugueuse, violentée et un peu bizarroïde.

Comme quand elle faisait mine de reprendre le "Night Bird" de Bernard Lavilliers pour mettre en miette un ancien amour parisien. Il y a du spleen, de la nostalgie chez cette Flora Fishbach qui a retiré le c de son nom car elle "aime l’idée du poisson remontant à contre-courant et revenant à la source". Un certain Alain Bashung avait lui aussi enlevé le "c".

On la sent d’ailleurs tout juste entre le rock désabusé de l’interprète de "Vertige de l’amour" et la folie pop et absurde des Rita Mitsouko. Pour son timbre de voix aussi, à la fois grave et inquiétant et qui peut, l’instant d’après, paraître très haut perché, presque criard, qui se rapproche beaucoup de celui de Catherine Ringer.

La native de Charleville-Mezières qui sortait l’an dernier un EP electro-pop bon à déguster à la nuit tombée, nous offrira en janvier prochain un premier album. On l’espère tout aussi délicieusement sombre et barré. Avec son nouveau single "Y crois-tu', on a toutes les raisons de le penser.