The Cure revisite 40 ans de carrière à Bercy

Par @Culturebox
Mis à jour le 16/11/2016 à 14H52, publié le 16/11/2016 à 14H50
Robert Smith, le chanteur de The Cure, à Bercy le 15 novembre 2016

Robert Smith, le chanteur de The Cure, à Bercy le 15 novembre 2016

© Edmond Sadaka / SIPA

The Cure et son leader charismatique Robert Smith ont enchaîné lundi leurs tubes durant presque trois heures de concert à l'AccorHotels Arena (ex-Bercy), devant des fans parisiens comblés par ces retrouvailles avec un groupe à l'énergie intacte.

Quatre décennies d'existence méritaient bien une tournée, histoire de fêter cette belle longévité pour The Cure, formé en 1976 à Crawley dans le Sussex.  Robert Smith, sa tête pensante, qui n'avait pas encore à cette époque-là les cheveux ébouriffés et le mascara autour des yeux, plus tard adoptés par toute une génération de "Curistes", demeure aujourd'hui son seul membre originel.
 
L'embonpoint des années caché sous sa chemise noire n'empêche pas le chanteur de 57 ans, à la voix d'adolescent intacte, de rester une idole aux  yeux de ses fans, dont certains ont ressorti la panoplie gothique de rigueur, dans un Bercy comble. Il faut cependant être près de la scène pour  véritablement scruter la star, car les écrans géants ne montrent aucun gros plan de son visage.
 
Huit ans après le dernier passage du groupe à Paris, The  Cure  s'est montré généreux, chaleureux même comme on  ne l'avait plus connu depuis longtemps. Tous les morceaux emblématiques ont été joués avec envie et application, les "Primary", "Pictures of You", "Lovesong",  "A Night Like This", "Just Like Heaven" et autres "Hot Hot Hot".
La tournée 2016 de Cure : ici à Dallas


Une forêt de smartphones

Certes très calibrée, cette longue séquence best-of a eu son grand moment avec en clôture du premier rappel le morceau-phare, "A Forest", qui a fait jaillir tous les smartphones, aussitôt devenus des lucioles sous le jeu de lumières vertes de circonstance.
 
Simon Gallup, débordant d'énergie et souvent au galop, a fait durer le plaisir sur la fin au rythme de sa basse lourde.
 
C'est la seule fois où la vedette a été volée à Robert Smith, manifestement heureux d'être sur scène, grimaces et discrets pas de danse à l'appui sur "The Lovecats".
The Cure en tournée : "It Can Never Be The Same", à El Paso


La fraicheur retrouvée

Sur l'emblématique "Lullaby", il s'est même fendu d'une courte sarabande, saluée par des spectateurs quelque peu surpris. A des années-lumière du clip anxiogène qui le montrait en pyjama recouvert de toiles d'araignée en 1989.
 
La fraicheur retrouvée, alors qu'il n'a pas d'actualité discographique, The  Cure  a assuré trois rappels et joué 31 chansons au total.
 
Comme le public l'espérait, les hymnes "Friday I'm in Love", "Boys Don't  Cry", "Close to Me" et "Why Can't I Be With You" sont venus parachever le spectacle, rappelant à quel point la bande à Robert Smith demeure un des groupes phares de la pop des années 80 et 90.
 
The  Cure  doit encore jouer deux concerts en France, jeudi à Lyon et vendredi à Montpellier.