Roger Waters, Arcade Fire et Moby publient trois chansons féroces anti-Trump

Par @Nijikid Journaliste, responsable de la rubrique Rock-Electro-Rap de Culturebox
Mis à jour le 21/01/2017 à 17H04, publié le 21/01/2017 à 15H57
Donald Trump caricaturé sur scène dans la chanson "Pig (Three different Ones") de Roger Waters.

Donald Trump caricaturé sur scène dans la chanson "Pig (Three different Ones") de Roger Waters.

© Kevin Winter / Getty Images / AFP

Après Green Day et les Gorillaz qui ont chacun salué de façon incendiaire cette semaine l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, d'autres musiciens ont manifesté leur colère en musique dans la foulée de l'investiture officielle du 45e président des Etats-Unis vendredi. Arcade Fire, Roger Waters et Moby ont publié des chansons féroces contre le milliardaire élu. Ecoutez ces 3 brûlots.

Roger Waters : "Trump, tu es un trou du cul"

Roger Waters (Pink Floyd) n'y a pas été avec le dos de la cuillère pour exprimer sa colère de voir Trump accéder au pouvoir. Il a posté sur sa page Facebook un morceau baptisé "Pig (three different ones)" (Pink Floyd 1977), accompagné d'une note sans équivoque : "La résistance commence dès aujourd'hui".

Et surtout d'une vidéo de cette chanson filmée lors d'un concert de Roger Waters à Mexico en septembre dernier. Donald Trump, qui n'était encore que le candidat des Républicains, était explicitement visé après avoir traité les Mexicains de "violeurs" et avoir menacé de construire un mur avec le Mexique. Sur l'écran géant en fond de scène, on voit Trump grimaçant, faire le salut nazi entouré de cagoules du Ku Klux Klan. La chanson se termine par le cinglant "Trump eres un Pendejo" (Trump, tu es un trou du cul).


Arcade Fire : "Je te donne le pouvoir mais je peux le reprendre"

Le groupe montréalais a signé comme Gorillaz son retour très attendu avec une chanson de défiance vis à vis du nouveau locataire de la Maison Blanche. "I Give You Power", en duo avec Mavis Staple, sonne comme une mise en garde à Donald Trump : "I Give You Power, but I've got to be free (...) I Give You Power, but Now I say I Can Take It away" disent les paroles (Je te donne le pouvoir, mais je dois être libre, Je te donne le pouvoir mais maintenant je dis je peux le reprendre").

En dévoilant cette première chanson depuis trois ans, Arcade Fire a tweeté : "Il n'a jamais été aussi important de se serrer les coudes et de prendre soin les uns des autres". 

 


Moby : "Soutenez les progressistes en votant"

Moby montre lui aussi les dents dans un accès de colère monumental avec la chanson "Erupt and Matter", un rock apocalyptique et martial. Le clip le montre sur scène avec ses musiciens, entrecoupé d'images de manifestations anti-Trump et de dictateurs (Assad, Mussolini).

Sous le clip, Moby a écrit : L'extrême-droite raciste et vieillotte empiète sur les libertés démocratiques dans la plupart des pays du monde occidental. Nous devons y répondre en protestant, en soutenant les progressistes et le plus important en votant."