La chanteuse américaine St Vincent électrise le festival Pitchfork de Paris

Par @Culturebox
Mis à jour le 01/11/2014 à 16H19, publié le 01/11/2014 à 13H52
La chanteuse américaine St Vincent, alias Annie Clark, ici à Londres le 25 octobre dernier.

La chanteuse américaine St Vincent, alias Annie Clark, ici à Londres le 25 octobre dernier.

© Justin Ng/Music Pics/RE/REX/SIPA

L'Américaine Annie Clark, alias St Vincent, a électrisé le festival de musique électro-rock indépendant Pitchfork, vendredi soir, le 31 octobre, à la Villette, à Paris. Au point de voler la vedette aux Ecossais de Belle and Sebastian chargés de tirer le rideau avant la dernière soirée samedi. A voir et revoir dans le "live" de Culturebox.

Le guitariste et chanteur suédois José Gonzalez et le génie canadien de l'électro Caribou sont les têtes d'affiche de l'ultime soirée, samedi, de ce nouveau festival, baptisé du nom du site musical américain de référence en matière de labels indépendants et qui fait le bonheur des amateurs en quête de nouvelles têtes.

L'effet St Vincent

Autour de minuit, dans la nuit de vendredi à samedi, la blonde chanteuse et guitariste Annie Clark a réveillé les milliers de spectateurs massés sous la  grande halle de la Villette - 25.000 billets vendus au total sur les trois  jours de jeudi à samedi - avec des riffs renversants qu'elle a fini par interpréter en se roulant par terre, digne fille putative de Kurt Cobain (la Texane a récemment repris "Lithium" du groupe Nirvana).

Sous un déluge de décibels et de laser, Annie Clark a porté au paroxysme l'esprit de Pitchfork : impertinence, prise de risque, exigence, mariages mixtes entre les fondamentaux du rock (guitare, batterie) et la grammaire de l'électro.
St Vincent à l'édition américaine du Festival Pitchfork, en août dernier.
Après sa prestation, la douzaine de joyeux drilles de Belle and Sebastian a joué la carte des valeurs sûres, déjà abattue la veille avec le touche-à-tout  de l'électro James Blake et le DJ superstar Jon Hopkins. L'espace d'un set, Belle and Sebastian a répété sa tournée mondiale de 2015 qui les conduira de la Nouvelle-Zélande aux Etats-Unis, avec sa recette habituelle de brit-pop relevée par un quatuor à cordes.