Nuits Sonores: jusqu'au bout de la nuit vendredi

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 19/05/2012 à 16H44
Kool Keith

Kool Keith

© France3/culturebox

Les anciennes Usines Brossette ont connu un déluge de décibels et de lumières vendredi soir, au troisième round des Nuits Sonores. Retour sur cette folle nuit avec des images des prestations de Kool Keith, Flying Lotus, Caribou vs Four Tet, Spaceman Controller et Theo Parrish.

 

Coiffé d’une cotte de maille lui donnant un vague air de pharaon disco, Kool Keith a mis le feu à la scène 1, dégainant les titres les plus emblématiques de ses différentes incarnations, de Dr Octagon (impérissable « Blue Flowers ») à Black Elvis, en passant par ses digressions les plus drôles (« Keep real…reprazent…my nuts »).

Flying Lotus a créé l’une des grosses surprises de la soirée en jouant un set puissant, sismique, contrastant avec la délicatesse de ses disques de hip-hop jazz expérimentaux. Une véritable claque qui a mis tout le monde d’accord…exceptés les tympans et les plexus fragiles, à la peine.

Au même endroit, MF Doom ayant fait défaut (officiellement loupé son avion), Feadz et Para One ont pris ensuite pris possession des platines avant de laisser la place à Busy P. Ce dernier a attaqué son set avec un triple hommage aux Beastie Boys (après la récente disparition d’Adam Yauch), jouant à la file trois inusables : « Whatcha Want », « Sure Shot » et «Intergalactic ».

Sur la Scène 2, le producteur canadien Caribou donnait la réplique à l’Anglais Four Tet pour l’un des sets les plus attendus du festival. Durant deux heures, ils ont emmené les danseurs dans un voyage original et inspiré, quoique parfois répétitif, où les sonorités exotiques cotoyaient les détails techno expérimentaux.

Sur la Scène 3, le dj irlandais Space Dimension a démontré toute sa science du groove et de ce qu’il a baptisé lui-même « le galactic Funk ». A sa suite, Theo Parrish, le sorcier des platines originaire de Detroit, a étonné et parfois déçu en négligeant la house charnelle et très black de certaines de ses productions les plus connues ici, au profit d’un autre aspect de son travail : la relecture de vieux morceaux de funk et de disco reboostés au gros son de l’électronique actuelle. De tous les dj’s présents, il était sans doute le seul à piocher dans de gros bacs de disques vinyles. Old-school jusqu’au bout.