"Long way to go": les Français de Rosedale revisitent le blues-rock américain

Par @Culturebox
Mis à jour le 22/05/2017 à 11H35, publié le 22/05/2017 à 10H25
Le guitariste Charlie Fabert et la chanteuse Amandyn Roses

Le guitariste Charlie Fabert et la chanteuse Amandyn Roses

© C.Fabert / A.Roses

Créé il y a tout juste un an par la chanteuse Amandyn Roses et le guitariste Charlie Fabert, le groupe Rosedale sort son premier album "Long way to go" chez Dixie Frog le 26 mai. Du blues rock comme on l'aime : lourd, électrique, puissant, qui vous donne envie de monter le volume à 11 !

Décidemment, les voix féminines puissantes gorgées de blues et de rock ne sont plus l'apanage des chanteuses anglo-saxonnes. Après Gaelle Buswell dont nous vous parlions le mois dernier, voici Amandyn Roses dont l'organe vocal n'a rien à envier aux références du genre que ce soit Janis Joplin ou plus récemment Beth Hart, comme en atteste cette très belle reprise de "Am I the one" :
La reprise de "Am I the one" de Beth Hart
Beth Hart a chanté avec les plus grands guitaristes tels Joe Bonamassa ou Jeff Beck. Amandyn Roses, elle, a trouvé en Charlie Fabert son alter ego à la guitare, véritable contrepoint de sa voix chaude et rugueuse.
 
Quand ils décident tous les deux de créer Rosedale en juin 2016, Charlie Fabert a déjà un bagage imposant et un CV à faire pâlir tous les ados rêvant de devenir des guitar-heroes. Il a joué entre autres avec Paul Cox, Janet Robin, Alan Glen (guitariste des Yardbirds et de Docteur Feelgood), ou Bobby Tench (chanteur du Jeff Beck Group). Mais il a surtout accompagné pendant plusieurs années Fred Chapellier, aussi bien en tournée qu'en studio, comme on peut le voir dans cette vidéo.

Une maitrise totale de l'instrument lui permet de jouer tous les styles : des rythmiques funky qui sonnent comme Stevie Ray Vaughan, des riffs nerveux à la Jimmy Page, des solos typiques "classic blues" que ne renierait pas un Clapton, et des envolées lyriques dignes d'un Gary Moore ou d'un Bonamassa. Une virtuosité jamais démonstrative, toujours au service de la chanson.
"Nutbush city limits"


Un premier album studio à la production léchée

C'est une musique indéniablement faite pour le live, à faire rugir les watts, mais le studio offre aussi la possibilité de peaufiner les arrangements, surtout quand c'est John Rausch qui officie aux commandes.
Ce producteur de Nashville a déjà enregistré des pointures comme Pink, Birdy, Beth Hart, et a été nommé aux Grammy Awards pour son travail sur l'album "Red" de Taylor Swift.
le teaser de l'album. A l'image : John Rausch
Et la production de cet album s'en ressent dès la première écoute : la voix d'Amandyn perce le mix et nous renverse littéralement, les guitares (nombreuses) répondent en écho tout en tissant un large panorama sonore, les claviers apportent de l'ampleur, et la rhytmique solide et énergique avance tel un rouleau compresseur.

Les titres sont tous originaux mais semblent pourtant familiers. L'ensemble baigne dans un southern rock parfois à la frontière du hard, tout en le modernisant. Les classiques ont été parfaitement assimilés et sont remis au goût du jour.
Le clip vidéo de "Bad news"
Le "driving riff" bien carré de "Man I don't want you around" tranche avec le ternaire du morceau titre. Les ballades blues "Bad news" et "I will never let you go" évoquent les références du genre. Mais on sort parfois des sentiers battus avec ce "Soul possession" dont le solo s'aventure vers le jazz-rock :

Pour lancer l'album et la tournée, Rosedale sera ce soir au New Morning, en première partie de Fred Chapellier & The Gents. Rendez-vous sur le site offiiciel pour accéder à toutes les dates de la tournée.

Vous pouvez aussi consulter leur Page Facebook et leur Chaine YouTube