Les Manic Street Preachers fêtent sur scène les 20 ans de leur "Holy Bible"

Par @Culturebox
Mis à jour le 16/12/2014 à 17H28, publié le 16/12/2014 à 17H13
Les Manic Street Preachers à la Roundhouse à Londres, 15 décembre 2014

Les Manic Street Preachers à la Roundhouse à Londres, 15 décembre 2014

© Carsten Windhorst /WENN.COM/SIPA

Le groupe britannique de rock alternatif Manic Street Preachers a joué lundi soir le premier de ses trois concerts à la Roundhouse de Londres, revisitant son emblématique troisième album, "The Holy Bible", pour le 20e anniversaire de sa sortie.

Les Manics, désormais des musiciens quarantenaires respectés, ont recréé sur  scène l'urgence et le chaos de leurs jeunes années qui ont défini leur style teinté de réalisme social, de références littéraires et de riffs de guitare électrique.
Les Manic Street Preachers chantent Motocycle Emptiness au festival de Glastonbury (juin 2014)
 
Une scène décorée de filets de camouflage
 
Vêtus de leurs tenues militaristantes de l'époque, le chanteur James Dean Bradfield, le bassiste Nicky Wire et le batteur Sean Moore, béret vissé sur la tête, ont investi pendant plus de deux heures la scène de cette ancienne rotonde ferroviaire du XIXe siècle, décorée pour l'occasion de filets de camouflage, devant plus de 3.000 spectateurs enthousiastes.
 
Le concert s'est ouvert sur "Yes", pendant lequel le chanteur a omis une ligne, "I hurt myself to get pain out" ("je me blesse pour faire sortir la douleur"), un silence vu comme une marque de respect pour le guitariste et parolier du groupe Richey James Edwards, disparu sans laisser de trace début 1995.
 
Formé au milieu des années 1980 dans un petit village minier du sud du Pays de Galles, le groupe ne s'est jamais séparé, et a continué à partir de 1995 sous la forme d'un trio.
"Yes", les Manic Street Preachers, au festival de Reading en 1994
 
Après "The Holy Bible", une deuxième partie plus variée
 
Le groupe a enchaîné les 13 titres de l'album, ne s'arrêtant que pour remercier la foule déchaînée qui s'époumonait sur chaque chanson. Le bassiste a également rendu hommage, avant le dernier morceau "P.C.P.", à son camarade disparu.
 
Après une courte interruption dont le chanteur a profité pour endosser un ensemble veste-chemise-cravate plus sage, les Manics, renforcés d'un guitariste et d'un claviériste, se sont lancés dans une deuxième partie plus variée et inégale.
 
Après "Motorcycle Emptiness", une balade-rock de 1992 prisée par les fans,  ils ont joué des morceaux teintés de Krautrock allemand du dernier et 12e album du groupen "Futurology" (sorti en 2014), reçus plus timidement par la foule.
 
Quatre nouvelles dates au Royaume-Uni
 
Le concert s'est conclu sur "A Design For Life", le single de 1996 qui les a fait connaître. "Ce n'est pas un hymne Britpop", a lancé le bassiste avant de le dédier "à tous ceux qui luttent pour garder les bibliothèques ouvertes".
 
Sept concerts étaient prévus, dont les trois derniers à Londres après Glasgow, Manchester et Dublin. Face à leur succès, le groupe a annoncé quatre nouvelles dates britanniques au printemps.