Les Gorillaz de retour avec un titre hanté et Benjamin Clementine au micro

Par @Nijikid Journaliste, responsable de la rubrique Rock-Electro-Rap de Culturebox
Mis à jour le 19/01/2017 à 21H15, publié le 19/01/2017 à 19H36
Benjamin Clementine dans le clip des Gorillaz "Hallelujah Money".

Benjamin Clementine dans le clip des Gorillaz "Hallelujah Money".

© saisie écran

Plusieurs semaines que nous guettions le retour annoncé des Gorillaz. C'est fait. Le groupe de Damon Albarn et Jamie Hewlett vient de publier par surprise "Hallelujah Money", une chanson pour laquelle ils ont recruté Benjamin Clementine. Ecoutez.

Un titre sombre 

Forcément, on exulte pour ce premier single après six ans d'absence. Mais l'écoute de "Hallelujah Money" calme un peu les ardeurs. Il s'agit en effet d'une étrange chanson aux choeurs hantés, sombre et très versatile. Un gospel 2.0. qui évoque l'argent roi et la corruption, et célèbre à sa façon l'arrivée vendredi à la Maison Blanche du milliardaire Trump. Bon timing.

La voix de Benjamin Clementine, fervente et habitée, est toujours aussi grave et celle de Damon Albarn, peu présente, apparaît d'autant plus éthérée, comme sortie d'un nuage lointain. "How will we know, when the morning comes, we are still humans?", chante-t-il avec une mélancolie nasillarde.

 Un clip flippant

Après un défilé effrayant de cagoules blanches du Ku Klux Klan, de clown diabolique et d'images du film "Les Damnés", les dernières images du clip, un arc-en-ciel et un Bob l'Eponge terrifié, remontent vaguement le moral. Les Gorillaz ont voulu nous flanquer la frousse ? On a marché, couru même. On attend maintenant la suite de pied ferme.