Les deux Pussy Riot vont bénéficier d'une amnistie générale

Par @Nijikid Journaliste, responsable de la rubrique Rock-Electro-Rap de Culturebox
Mis à jour le 19/12/2013 à 19H37, publié le 19/12/2013 à 19H00
Maria Alekhina et Nadejda Tolokonnikova des Pussy Riot, le 10 octobre 2012.

Maria Alekhina et Nadejda Tolokonnikova des Pussy Riot, le 10 octobre 2012.

© Natalia Kolesnikova / AFP

Vladimir Poutine a signé une amnistie générale qui devrait conduire notamment à la libération des deux jeunes femmes du collectif contestataire Pussy Riot encore emprisonnées dans des camps. C'est ce qu'a confirmé jeudi le président russe, en annonçant cette amnistie qui devrait concerner quelque 25.000 prisonniers du pays.

Nadejda Tolokonnikova, 24 ans, et Maria Alekhina, 25 ans, toutes deux mères d'enfants en bas âge, purgent une peine de 2 ans de prison pour une "prière punk" anti-Poutine dans la cathédrale de Moscou. Elles étaient libérables en mars 2014, après s'être vu refuser plusieurs demandes de libération anticipée.

Vladimir Poutine qualifie leur action de "scandaleuse"
Vladimir Poutine, qui a souligné qu'il considérait néanmoins leur action contre lui comme "scandaleuse", n'a pas précisé à quelle date elles recouvreraient la liberté.

"Je n'ai pas regretté que les Pussy Riot finissent derrière les barreaux", a déclare Vladimir Poutine durant sa conférence de presse annuelle, rapporte la chaîne télé NDTV. "J'étais désolé qu'elles soient engagées dans une action aussi scandaleuse, qui à mes yeux était dégradante pour la dignité des femmes. Elles ont vraiment dépassé les bornes".

Le président russe a tenu à préciser que cette amnistie n'avait rien à voir avec les Pussy Riot, pas plus qu'avec les militants de Greenpeace qui devraient en bénéficier. Cette amnistie marque, a-t-il souligné, le 20e anniversaire de la constitution russe post-soviétique.


Leur condamnation a provoqué de nombreuses critiques en Occident. Des artistes comme Sting, Paul Mc Cartney, Bruce Springsteen, les Beastie Boys ou les Red Hot CHili Peppers, ont appelé à leur libération. 

Il y a quelques semaines, 
Nadejda Tolokonnikova s'était mise en grève de la faim pour dénoncer l'esclavage en prison et ses conditions de détention.