La justice confirme la mort d'Amy Winehouse par abus d'alcool

Par @Culturebox
Mis à jour le 08/01/2013 à 13H34, publié le 08/01/2013 à 12H38
Amy Winehouse en concert aux Eurockéennes - 2007

Amy Winehouse en concert aux Eurockéennes - 2007

© AFP PHOTO JEFF PACHOUD

La justice britannique a confirmé mardi la mort accidentelle d'Amy Winehouse par abus d'alcool. En raison d'un vice de procédure, la justice a procédé à un réexamen des conclusions de la première enquête sur les circonstances du décès de la chanteuse.

L'artiste de 27 ans avait, au moment de sa mort en juillet 2011, plus de cinq fois la limite légale d'alcool autorisée pour conduire, soit 416 mg d'alcool par décilitre de sang, a confirmé l'enquête.
La diva soul, connue pour son penchant pour l'alcool et les drogues, avait été retrouvée morte dans sa maison de Camden, dans le nord de Londres. Les premières analyses toxicologiques rendues publiques un mois après son décès avaient relevé la présence d'un taux d'alcoolémie élevé, sans établir s'il avait pour autant pu être fatal.

En octobre 2011, Suzanne Greenaway, le coroner ou officier judiciaire chargée de l'enquête, avait déjà conclu que la chanteuse était morte accidentellement des suites d'une forte absorption d'alcool après une période d'abstinence. Mais ses conclusions avaient dû être réexaminées à cause d'un vice de procédure. Mme Greenaway n'avait pas les cinq ans de pratique requis au Royaume-Uni pour intervenir dans une telle enquête, l'obligeant à démissionner en novembre 2011.
La chanteuse aux accents blues a remporté cinq récompenses aux prestigieux Grammy Awards américains. Depuis sa disparition, "Back to Black", son deuxième et dernier album, a battu tous les records de ventes pour le 21e siècle.

La jeune femme avait bataillé pendant des années contre sa dépendance à la drogue et à l'alcool. A force de volonté. L'intéressée avait elle même évoqué en 2006 son refus de toute cure de désintoxication médicalisée dans son tube "Rehab" qui a contribué à sa notoriété mondiale. "Ils ont essayé de m'envoyer en cure de désintox', j'ai dit non, non, non", martèle le refrain de son plus grand succès. A sa mort, sa famille a créé une fondation à son nom pour venir en aide aux jeunes dépendants de la drogue et de l'alcool.