Johnny Hallyday affiche le drapeau bleu-blanc-rouge sur la scène de Bercy

Par @Culturebox
Mis à jour le 28/11/2015 à 10H48, publié le 28/11/2015 à 10H46
Johnny Hallyday en concert à La Rochelle en juillet 2015 (archives)

Johnny Hallyday en concert à La Rochelle en juillet 2015 (archives)

© XAVIER LEOTY / AFP

Johnny Hallyday s'est joint à l'hommage national rendu aux victimes des attentats du 13 novembre en affichant le drapeau bleu-blanc-rouge vendredi soir sur la scène de Bercy, pour le premier de ses trois concerts parisiens.

Aux rappels, après plus de deux heures d'un show riche en couleurs et en décibels, le rockeur se fait plus solennel en annonçant son intention de "rendre hommage à tous nos amis disparus pendant les attentats". Devant un public silencieux, dans lequel figure le chroniqueur de Charlie Hebdo et urgentiste Patrick Pelloux, Johnny débute "Un dimanche de janvier", une chanson de son dernier album écrite par Jeanne Cherhal en mémoire de la marche du 11 janvier ayant suivi la tuerie dans la rédaction de l'hebdomadaire satirique.

2H20 de concert drapeau bleu-blanc-rouge accroché au micro

Pendant la ballade, les couleurs bleu-blanc-rouge apparaissent en fond de scène sous les applaudissements d'un Bercy plein. De nouveaux applaudissement prolongés puis un début de "Marseillaise" suivent les dernières notes du morceau, avant que Johnny Hallyday ne sorte un drapeau français et le fixe à un pied de micro. Il y restera jusqu'au terme du concert.

 

Le chef de l'Etat François Hollande avait appelé les Français à pavoiser vendredi leur domicile du drapeau tricolore en hommage aux 130 morts des attentats du 13 novembre. Ce moment d'émotion a ponctué un concert où la rockstar de 72 ans est apparu très en voix pour revisiter ses tubes, de "L'idole des jeunes" à "Toute la musique que j'aime", en passant par "Requiem pour un fou", "Que je t'aime", "Noir c'est noir", "Quelque chose de Tennessee" ou l'inoxydable "Gabrielle".

Il laisse volontier la vedette aux autres

Autour de lui, seize musiciens et choristes assurent le tempo pendant les 2h30 de concert. Sans compter le guitariste Yodelice, compositeur du dernier album en date du "taulier" paru il y a deux semaines, qui vient prêter main forte sur certains morceaux récents. Johnny Hallyday semble s'amuser plus que jamais, notamment lors d'une séquence "rockabilly" très appréciée. Il laisse aussi volontiers la vedette aux autres, comme son harmoniciste virtuose Greg Zlap ou son guitariste monté sur ressorts Yarol Poupaud.

Dans la fosse, des spectateurs esquissent quelques pas de rock. Dans les gradins, Marion Cotillard, Guillaume Canet ou Jean-Louis Aubert semblent à deux doigts d'en faire autant. Johnny Hallyday, reparti en tournée début octobre, sera de nouveau à Bercy samedi et dimanche, et y reviendra en février pour deux soirées.