Après quelques années d'absence, le départ du bassiste et des projets solos, les New-Yorkais reviennent avec "El Pintor"

Rien ne garantissait un retour en force de la formation après le départ de son bassiste et co-fondateur Carlos Dengler en 2010. Mais quelques années et deux albums plus tard, l'aventure continue à trois, emmenée par la voix teintée d'accents new wave de Paul Banks, leader historique.

Révélés en 2002 avec un premier album très remarqué par la critique, "Turn On The Bright Lights" (numéro 1 au classement du prestigieux magazine Pitchfork cette année-là), les New-Yorkais ont rapidement séduit les foules.

Le groupe confirme son coup d'essai avec "Antics", un deuxième album au succès tant critique que public qui lui ouvre la voix de tournées internationales. Les quatre garçons sont plébiscités par U2 et The Cure pour assurer leurs premières parties. 

"El Pintor", dernier et quatrième disque faisant l'objet d'une tournée européenne - dont les deux dates à l'Olympia (Paris) - montre Interpol sous un jour nouveau. Paul Banks, seul non-américain de la bande (il est né Angletere en 1978), déclarait en septembre 2014 dans l'émission Alcaline, l'instant : « El Pintor est notre disque le plus direct, le plus mûr. Cela signifie "Le Peintre" mais c'est aussi un anagrame d'Interpol. Mais ça peut être aussi une métaphore de Dieu, ou quelque chose comme ça ». Si le leader anglais du groupe se distingue toujours par sa voix de crooner d'outre tombe (à laquelle il rajoute ici plus d'énergie) et ses textes sombres à la Joy Division, il n'en est pas moins un artiste multi-tâches, puisqu'il a entre autres réalisé le clip de "Twice as Hard", titre qui vient clore "El Pintor".

Clip de "All the Rage back home", single extrait de l'album "El Pintor" d'Interpol

Interpol à l'Olympia Interpol à l'Olympia

Distribution

  • Date 28 janvier 2015
  • Durée 1h 25min
  • Production Séquence SDP
  • Réalisation Fabien Raymond