Le festival Rock en Seine siffle la fin de l'été en musique dès vendredi

Par @martelclem
Mis à jour le 25/07/2014 à 15H36, publié le 19/08/2013 à 11H16
Rock en Seine lors de l'édition 2010

Rock en Seine lors de l'édition 2010

© THOMAS SAMSON/AFP

La 11e édition du festival Rock en Seine débute ce vendredi. Pendant trois jours, le domaine de Saint-Cloud va tanguer au rythme des artistes rock au coeur de l’actu cette année. Culturebox sera sur place et vous fera vivre en live sur une page dédiée de nombreux concerts de ce festival.

Pour ses dix ans, l’an passé, Rock en Seine avait fait le plein. Plus de 110.000 personnes s’étaient rendues dans le domaine de Saint-Cloud, et les organisateurs se demandaient s’il était possible de faire mieux. Un an plus tard, juste avant de lancer la onzième édition du festival parisien, son directeur François Missonnier explique que “dans l’absolu c’est possible”, car “la capacité du site a été très légèrement augmentée”.

Mais Rock en Seine n’en est pas à quelques milliers de spectateurs près. D’autant que cette année, les réservations se passent bien. Ainsi, “les forfaits trois jours ont été épuisés aux alentours du 20 juillet, le dimanche est complet pas mal de temps avant le début du festival”, annonce François Missonnier pour qui l’édition 2013 promet d’être très belle.

Et de se féliciter que “les gens [soient] friands de nouveauté”. Car à la différence de l’an passé, pas (ou peu) de noms aussi connus du grand public que Placebo, Green Day ou les Black Keys. Mais Rock en Seine,  l’un des derniers festivals de l’été sonnant pour beaucoup comme la fin des vacances, calque sa programmation sur l’actualité de l’année. “On veut être le plus collés à ce que le rock produit d’intéressant. On veut être vraiment dans notre temps”, expose le directeur de Rock en Seine.

Soixante artistes en trois jours

Et en 2012/2013, l’actualité musicale a été très riche. D’où une programmation très variée, où l’on retrouve aussi bien les Versaillais de Phoenix, auteurs d’un nouvel album “Bankrupt!” en début d’année, le “rappeur de l’année” 2012, Kendrick Lamar ou le groupe Ecossais Franz Ferdinand, qui donnera [en direct sur Culturebox] au public de Saint-Cloud la primeur de son album “Right Thoughts, Right Words, Right Action”, attendu lundi prochain.

Pendant trois jours, les pelouses du domaine national de Saint-Cloud accueillent sur quatre scènes ce qui “rassemble l’état du rock actuellement”, pour reprendre les termes de François Missonnier. Rock au sens large. Le rappeur Chance the Rapper, que l'on aura vu la veille au Stade de France en première partie d'Eminem, ouvre le bal vendredi, avant le Californien Hanni El Khatib et son rock endiablé. Valérie June, sirène blues du Tennessee, invoque les voix de l’Amérique samedi, et le  trip-hop magnétique de Tricky cloture le festival dimanche soir.

Difficile de faire une sélection dans une programmation riche de soixante noms d’artistes et groupes allant de System of a Down a La Femme. Et François Missonnier, dans son rôle de grand manitou du festival,  s’en garde bien. “On est tellement dans la diversité que c’est un choix éminement personnel : à chacun de se faire son programme”, plaide-t-il en passant “un appel à la curiosité”. Avant de souligner “qu’en général, les artistes qu’on est impatient de voir sont rarement ceux qui nous donnent les plus grosse claques”. A Rock en Seine, développe-t-il, “on se laisse appater par le son qui arrive d’une scène et ça peut déboucher sur le plus beau concert de notre vie”. Mettons quelques pièces tout de même sur les Américains de Parquet Courts, nouvelle coqueluche du punk-rock outre-Atlantique.
Sous l'égide de la mer
 
Le temps s’annonce beau en cette fin de semaine, de quoi réchauffer encore plus l’atmoshère de ce festival, dont les derniers préparatifs ont lieu actuellement.

Chaque année, Rock en Seine choisit un thème, et pour cette 11e édition, le parc de Saint-Cloud deviendra navire sous l’égide de la mer. Outre l’affiche à la vague, une sculpture land-art d’une vague sera dévoilée sur les lieux, et les organisateurs espèrent prolonger l’été de cette façon, “pourquoi pas, dans les tenues de parade des festivaliers”.
 
Ajoutons à cela l’exposition “Rock’art” (aucun lien avec l’ancien Premier ministre), qui depuis cinq ans propose à soixante illustrateurs de tous horizons (de la BD au street art) de créer des affiches originales pour l’un des soixante groupe au programme.
L'affiche de Kendrick Lamar par Pierre Ferrero

L'affiche de Kendrick Lamar par Pierre Ferrero

© Pierre Ferrero/Rock en Seine

Très fan d’arts graphique, François Missonnier explique cette initiative - que l’on peut voir exposée à la station de métro Duroc, devenue Du Rock, en avant-première - par “le déficit en matière de dessins d’affiche en France” qu’il constate. Ainsi cette année, Emmanuel Guibert a choisi d’illustrer le groupe anglais Alt-J, par exemple. Et tout au long du festival, le public pourra retrouver ces affiches en format géant dans une exposition en plein air.

Soixante groupes en forme, plus de cent mille personnes attendues, et le beau temps de la partie, les conditions semblent réunies pour faire de cette onzième édition de Rock en Seine un cru qu'on n'oubliera pas de sitôt.

Festival Rock en Seine, du 23 au 25 août au domaine national de Saint-Cloud, près de Paris. Retrouvez toute la programmation ici, et les concerts diffusés en live sur Culturebox à cette adresse.